L’oppression des Rohingyas

 

Chiara a fouillé le web pour rédiger l’article ci-dessous. Nous lui avons demandé pourquoi elle avait choisi ce sujet. Voici ce qu’elle nous a répondu : «  J’en ai beaucoup entendu parler aux informations et  j’ai été révoltée que les chefs d’Etat ne réagissent pas face à ce que je pourrais appeler un génocide ».

  L’oppression des Rohingyas

Les Rohingyas constituent un groupe ethnique, sans patrie, de religion musulmane, vivant principalement dans une Birmanie (en rouge sur la carte), majoritairement bouddhiste. Ils sont persécutés du fait de cette différence de religion, mais subissent aussi quotidiennement discriminations et harcèlement de la part des autorités birmanes, plus particulièrement depuis que leur citoyenneté leur a été retirée en 1982.Ils n’ont accès ni au marché du travail, ni aux services publics comme les écoles et les hôpitaux, et ne peuvent pas se marier ou voyager sans autorisation. Ont eu lieu des massacres de populations de la part de l’armée, si bien qu’on parle de « nettoyage ethnique ». Certains Rohingyas cherchent à fuir au Bangladesh, pays situé à l’Ouest de la Birmanie, et ayant également la troisième plus grande majorité musulmane au monde. On comptabilise maintenant plus de 620 000 réfugiés au Bangladesh, selon Le Monde. La dirigeante birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a été très critiquée pour son « silence » quant à leur situation.

Dans l’Etat d’Arakan, (en rouge sur la carte), les Rohingyas sont confinés et isolés du reste de l’Etat. Ils ne peuvent se déplacer d’une localité à une autre sans permis spécial, et cela sans passer par une procédure complexe, ni sans compter sur les autorités qui peuvent tout de même les arrêter ou même les agresser. C’est pareil pour ce qui est de l’hospitalisation ; mis à part les cas les plus graves, ils ne peuvent être admis dans un hôpital.

Certains peuvent être sans problème supprimés des registres s’ils ne répondent pas au recensement annuel. Les nouveaux-nés aussi n’y sont pas aisément inscrits, et c’est bien souvent leur présence sur les listes qui prouvent l’existence de leur famille. Les autorités limitent l’éducation et les  instituteurs refusent d’enseigner dans des localités musulmanes, sans oublier que les enfants musulmans ne peuvent être scolarisés avec des enfants bouddhistes de l’Etat d’Arakan.

Comme le résume très bien Amnesty International : « Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une politique plus générale visant à plonger les Rohingyas au Myanmar dans une vie faite de désespoir et d’humiliation. »

 

Articles consultés :

Le Monde : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/11/23/birmanie-et-le-bangladesh-signent-un-accord-sur-le-rapatriement-des-rohingya_5219093_3216.html

Le Point :http://www.lepoint.fr/monde/en-birmanie-une-guerilla-rohingya-sommaire-mais-determinee-01-09-2017-2153760_24.php

20 minutes :http://www.20minutes.fr/monde/2135951-20170920-rohingyas-discours-aung-san-suu-kyi-onu-apaise-critiques

L’Express :https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/oxford-retire-un-portrait-d-aung-san-suu-kyi-son-ancienne-eleve_1948281.html

Amnesty International :https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/11/myanmar-apartheid-in-rakhine-state/

Sources des images :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_d%27Arakan#/media/File:Rakhine_State_in_Myanmar.svg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Birmanie#/media/File:Myanmar_in_its_region.svg

 

 

 

 

 

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