Références artistiques

Les Artistes Tom Piper et Paul Cummings ont réalisé en 2014, une œuvre éphémère
«The Tower Poppies» à la tour de Londres.

Cette installation commémorative et participative a rendu hommage aux 888 246
victimes Britanniques par la création et la mise en scène de 888 246 coquelicots rouges
en céramique plantés dans le sol, débordant d’une fenêtre ou surplombant un passage extérieur.

 

Les Artistes Andy Moss et Jamie Wardley ont organisé une œuvre éphémère
avec l’aide de volontaires « le Tombé 9000 «  le 21 septembre 2013.

L’événement, qui faisait partie du Jour de Paix International, a été organisé
pour commémorer ce Canadien, Américain, les citoyens britanniques et allemands
qui ont perdu leurs vies sur le Jour J.  sur la plage d’Arromanches en Normandie.

Pochoirs de soldats tombés dans le sable,  la marée les enlève en fin de journée.

 

 

Les Bleuets, c’est quoi ?

Nous sommes les classes de 3e Prépa Pro du lycée Clos Maire de Beaune
et nous travaillons sur le projet « Les Bleuets » (EPI).

L’objectif de ce projet est de créer un mémorial pour célébrer les soldats beaunois
qui sont morts sur le champ de bataille pendant la Guerre 1914-1918.

Ce projet s’inscrit dans la cadre du Centenaire de la Guerre 1914-1918 
et nous avons travaillé avec de nombreux professeurs :
– Mme Guillen (HG et Français),

– Mme Collard (Arts Plastiques),

– Mme Mazué (Professeur-Documentaliste),

– M. Grasset (Mathématiques),

– Mme Naudin (Anglais).

Ce blog raconte les différentes phases et travaux de ce projet qui ont été photographiés
et  filmés.

N’hésitez pas à suivre l’évolution et à laisser vos commentaires.

Le mémorial « Les Bleuets »

La fabrication du mémorial a commencé en 2017 et sera achevée pour le 11 novembre 2018.

Le projet s’est déroulé en plusieurs phases :

  • Fabrication des bleuets :  On a récupéré des  bouteilles en plastique pour découper les fonds qui ont été peints en bleu. Les fleurs vont ensuite être fixées sur une plaque de polystyrène verte. Chaque bleuet représente un soldat, soit 471 bleuets.
  • Etude et visite du Monument aux Morts de Beaune et séance de travail aux Archives de Beaune.
  • Visite de l’Allée Paul Day à l’espace culturel « La lanterne magique » de Beaune et étude de la frise en terre cuite de la Bataille d’Angleterre.
  • Egalement une sortie au théâtre pour voir  la pièce de théâtre « La Fleur au fusil » de François Bourcier.
  • Taille de pierre : les élèves ont gravé  sur la pierre les mentions « 1914 » et « 1918 » et « Guerre mondiale », « Centenaire », un  poilu et d’autres symboles. Plusieurs séances de taille et gravure sur pierre ont été effectuées avec Pauline Augras,  tailleur  de pierre.

Le projet 

Nous avons travaillé en groupe. Nous avons fait plusieurs sorties qui vous sont décrites dans ce blog et nous avons également découvert des techniques, la taille et la gravure sur pierre et différents métiers, comme sculpteur, tailleur de pierre et archiviste.

Nous avons également rédigé les articles de ce blog au CDI avec l’aide de notre professeur d’Arts Plastiques et de la Documentaliste.

Pourquoi « Les Bleuets » ?

Le bleuet a été la seule fleur qui a continué à pousser sur la terre ravagée par les tranchées et les bombardements.
Ces fleurs étaient la seule note colorée dans la boue des tranchées et le seul témoignage de la vie.

Pendant la Guerre 1914-1918, les bleuets étaient les jeunes soldats qui sont arrivés sur le front en 1915. Cette fleur, présente sur les champs de bataille, rappelle la couleur des uniformes des Poilus.

Le Bleuet français, fleur du souvenir. C. TRUONG-NGOC

Aujourd’hui le bleuet de France est une petite fleur en tissu qui est vendue sur la voie publique le 8 mai et le 11 novembre. Les sommes récoltées sont versées à l‘Oeuvre nationale des Bleuets de France et servent à aider les plus en difficulté, à savoir les blessés de la guerre, les pupilles de la nation et les victimes du terrorisme.

Le bleuet est donc le symbole de la mémoire envers les anciens combattants,
les victimes de guerre, d’attentats,  les veuves et les orphelins de la guerre.

L’histoire du Monument aux Morts

Nous sommes allés aux Archives de Beaune le 9 décembre 2017 dans le but d’obtenir des renseignements sur le Monument aux Morts de Beaune.

Grâce aux documents que nous ont présentés les archivistes du Service des Archives, nous avons pu connaître l’histoire de ce monument.

Le Maire de Beaune a décidé le 13 mai 1919 de dresser un Monument aux Morts pour rendre hommage aux soldats de Beaune qui sont morts pendant la guerre 1914-1918.

La Ville de Beaune a fait appel à des architectes : il y a eu un concours et il y a eu 29 architectes qui ont proposé différents projets du monument.

Pour pouvoir financer ce monument, elle a mis en place une souscription pour recueillir de l’argent. Des fêtes et des événements ont été organisés de 1919 à 1924 ; sur chaque ticket d’entrée à ces manifestations, une partie du prix était prélevée pour financer le monument.

On a pu voir tous les documents authentiques concernant l’histoire de ce monument :

  • le plan du monument dans le quartier des Buttes
  • les affiches annonçant la souscription
  • les courriers divers
  • les différents plans du monument : en tout,  29 plans ont  été envoyés par les architectes qui ont participé au concours.
  • Des articles de presse sur l’histoire et la création de ce monument.

Nous avons appris, pendant cette visite, comment le Monument aux Morts a été choisi :
Le projet retenu a été celui de l’architecte Emmanuel LADMIRAL, projet déjà retenu par la ville de Vannes,  une étrange ressemblance avec notre monument de Beaune !…

 

 

Séance de travail aux Archives de Beaune

Nous sommes allés au  Service des Archives  de Beaune, situé 8, rue  de l’Hôtel de Ville, avec notre professeur d’Arts Plastiques, Mme COLLARD, et la Professeur-Documentaliste, Mme MAZUE, pour effectuer des recherches sur l’histoire du Monument aux Morts de Beaune.

Le monument a été créé par la Ville de Beaune pour célébrer les soldats
morts de Beaune.

Qu’est-ce qu’un service des Archives ?
C’est un établissement qui regroupe et traite tous  les documents qui retracent
l’histoire d’une ville ou d’un village.
Les personnes qui y travaillent sont des archivistes.

Nous avons pu voir les documents authentiques qui retracent l’histoire
du Monument de 1919 à 1924.

Nous avons observé :
– des plans des différents projets du monument,
– des lettres,
– des photos et
– des articles de presse.

On nous a montré, par exemple, deux projets de monument proposés par les architectes qui ont fait partie du concours.

Ces documents sur le monument nous ont aidés à remplir le questionnaire et compléter nos informations.

 Cette visite a été très enrichissante pour nous.

Nous remercions Mme DOLLINGER, responsable des Archives, et ses collègues pour
leur accueil.

 

Atelier de taille de pierre

Le mémorial que nous allons créer à l’occasion du Centenaire 1914-1918 dans le cadre de notre projet « Les Bleuets » comporte une stèle en pierre.

Pauline Augras, tailleur de pierre,  nous a initié à l’art de la taille et de la gravure sur pierre.

Nous avons découvert différentes techniques :

  • La ronde-bosse
  • Le haut-relief
  • Le bas-relief

Ce sont des  termes  que nous   avons déjà appris lors de notre visite au campus à Dijon ainsi qu’à la Lanterne magique à Beaune concernant les œuvres de Paul Day.

Les différents outils que nous avons utilisés :

Nous nous sommes rendus  compte que l’on ne pouvait pas gommer notre dessin sur la pierre avec une gomme mais en utilisant du papier à poncer.

Nous avons utilisé différents outils – que vous pouvez voir ci-dessous –  pour tailler et graver la pierre ; il vous suffit de passer la souris sur chaque image pour en découvrir le nom :

 

Il est impératif de porter des lunettes spéciales pour nous protéger de tout éclat éventuel.

Après deux heures de travail avec Mme Augras, nous sommes parvenus à graver sur ces petits blocs de pierre individuels :

 

A l’issue de la deuxième séance, voici les pierres que nous avons taillées individuellement pour écrire le mot « Centenaire 1914-1918 » :

A l’issue de la troisième séance, voici les pierres que nous avons taillées individuellement pour compléter les lettres manquantes pour écrire guerre mondiale :

 

 

 

 

 

Un sculpteur anglais à Beaune

Nous nous sommes rendus à l’allée de la Lanterne-magique de Beaune, (salle d’exposition
et de spectacle), où nous avons pu voir des œuvres de Paul DAY, artiste sculpteur.
Paul DAY est de nationalité anglaise et il vit actuellement à Saint-sabine
(en Côte d’or), depuis 1992.

Nous avons vu 2 frises en terre cuite réalisées par ce sculpteur en bas-relief.
Une de ses œuvres représente la bataille d’Angleterre qui a opposé les Anglais
et les Allemands (1940-1941).

 Les frises en terre cuite exposées à la Lanterne magique de Beaune

Cette œuvre représente des scènes de la deuxième Guerre mondiale :
– des hommes qui portent des lunettes d’aviation et des masques à gaz,
– des hommes qui réparent les avions,
– des soldats,
– des munitions,
– des avions,
– des hommes et des femmes
– et la cathédrale Saint Paul.

Ce bas-relief sculpté en argile a servi pour le moulage de la sculpture en bronze.

 

La frise représentant la Bataille d’Angleterre

Paul DAY a réalisé seul son oeuvre.
La version finale en bronze est exposée à Westminster au bord de la Tamise à Londres.

Ce bas-relief est un mémorial qui rend hommage à tous les soldats morts pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Ce monument a été commandé par la Couronne britannique  pour célébrer les soldats morts lors de cette bataille.

 

 

 

Paul Day à Beaune

Nous  sommes  allés  à  la Lanterne magique, espace culturel situé à  Beaune,
où nous avons pu découvrir les frises de Paul Day.

Paul Day,  né en 1967 en Angleterre,  est sculpteur.  Il  s’est installé en Côte d’Or en 1992
et vit actuellement à Sainte-Sabine.

On a vu une frise en bas-relief en terre cuite qui représente la bataille d’Angleterre
(1940-1941) pendant la deuxième Guerre mondiale.

Sur cette frise, on peut voir des hommes avec des lunettes d’aviation à l’intérieur
d’un avion,  des avions et des civils. La cathédrale St Paul est aussi représentée.

Face à cette frise, nous avons pu découvrir également une autre œuvre de Paul Day,
la frise en bas de la sculpture « Les Amoureux » exposée à la Gare de Saint-Pancras
à Londres.

Cette œuvre en terre cuite est une œuvre de préparation avant de la faire en bronze.
Il a réalisé ces œuvres et a mis plusieurs mois pour terminer cette œuvre qui lui a servi
de modèle pour l’œuvre finale en bronze.

       Mémorial de la Bataille d’Angleterre à Londres

La version finale est présentée à Londres : c’est un mémorial qui été commandé par la Couronne britannique pour rendre hommage à tous les soldats morts pendant la seconde Guerre mondiale.

Le Monument aux Morts de Beaune

Notre projet « Les Bleuets » (EPI) consiste à construire un mémorial pour le Centenaire de la Guerre 1914-1918.

Dans le cadre de ce projet, nous avons fait plusieurs sorties. Dans un premier temps,  nous sommes allés observer le Monument aux Morts avec Mme GUILLEN (H-G) et nous nous sommes rendus aux Archives de Beaune. Nous avons noté nos observations dans un questionnaire.

Observation du Monument 

Le Monument aux Morts est situé sur le triangle des Buttes, au boulevard Maréchal Foch de Beaune. Cet édifice est constitué de différents matériaux qui sont : le bronze, le marbre, la pierre. Le monument est signé E. LADMIRAL, architecte statuaire. Sur ce monument, on peut lire « Aux enfants de Beaune morts pour la Patrie ».

Les 471 noms des soldats morts pour la France y sont inscrits pour l’inauguration et la particularité de ce monument est le fait qu’on peut y lire le grade des victimes.

 

Nous sommes allés au Service des Archives de Beaune pour avoir d’autres renseignements sur ce monument. Nous avons pu voir les documents anciens expliquant la construction de ce monument.

Ce que nous avons appris sur l’histoire de ce monument

Le Maire en 1919 a décidé de dédier un monument aux soldats qui ont combattu pour la

               Le Monument aux Morts de Beaune

France. Un comité s’est  réuni  pour la création de ce monument et a décidé de  lancer une souscription auprès des Beaunois afin de collecter de l’argent lors de différentes manifestations.
Un concours a été proposé et 23 architectes ont répondu à ce concours. Ce monument a été choisi parmi trois autres projets sélectionnés par la ville de Beaune.  Le projet de M. E. LADMIRAL a été retenu. La construction du monument a démarré en  1924 et le monument a été inauguré en 1925.

Nous avons appris aux Archives que cet architecte avait déjà réalisé un monument presque identique pour la ville de Vannes.

Une visite au Monument aux Morts de Beaune

       Le Monument aux Morts de Beaune

Nous sommes allés visiter le Monument aux Morts de Beaune le 29 septembre 2017.
Le monument est situé à Beaune boulevard Foch sur le triangle des Buttes.
Il est dédié aux soldats beaunois morts pendant la Première guerre mondiale.
Sur ce monument on peut lire les noms des 471 soldats beaunois tués.

Nous avons travaillé avec un questionnaire où nous avons noté nos informations.
Voici ce que nous avons appris…

Le monument a été inauguré le 19 avril 1925 par le Maire de Beaune et la population.
Le monument s’appelle  » A moi Bourgogne « 

Sur le monument  on peut voir  différents symboles :

    • le blason de la ville de Beaune
    • la croix de guerre
    • des casques représentant les Poilus
    • trois têtes lions qui signifient la force et le courage, reposant sur une colonne posée sur un socle
    • et en haut du monument, la statue qui s’appelle la « Victoire ailée ». On y voit une couronne de laurier qui symbolise la victoire.

Le monument mesure 12 m.  dont la statue mesure 2,50 m. Le monument est entouré d’une grille sur laquelle y est inscrit le nom des grandes batailles.

On trouve aussi des inscriptions comme les  grades des victimes, l’inscription
« Aux enfants morts pour la patrie 1914-1918 ».

        Les noms des soldats gravés sur cette colonne

Ensuite,  nous nous sommes rendus aux Services des Archives  pour approfondir nos recherches.

 

 

Crédits photos : N. COLLARD et D. GUILLEN