Célia Griffon

Je tiens tout d’abord à participer à ce voyage parce que je pense qu’il peut apporter beaucoup aux personnes qui, comme moi, sont passionnées par cette période. Cette période qui est à la fois révélatrice de l’horreur, de la médiocrité de l’homme qui arrive à résoudre ses semblables à de simples objets, de simples choses sans importance. Certains réussirent  à défendre leurs convictions et à donner leur vie pour que celle de leurs prochains soit meilleure, pour qu’elle ne soit pas aussi horrible que celle qu’ils ont vécue et pour qu’elle ne se résume pas qu’à une histoire de racisme, de nationalité ou de différence entre individus.

En parler et faire perdurer ce souvenir pour que personne n’oublie à quel point l’homme peut être lâche envers lui-même, envers une personne qui aurait pu être de sa famille.

Aller dans ce camp et n’en voir ne serait-ce qu’une partie minime, pour me rendre compte, pour que les gens se rendent compte par quoi ils sont passés, comment ils ont fini leur vie. Personne ne mérite de passer par tant de souffrance, par tant de douleur et de peine en l’espace de seulement quelques années.

Il est de plus, important que les gens changent leurs opinions envers ceux qui sont différents. Tout particulièrement avec ces réfugiés politiques qui n’ont personne vers qui se tourner, qui sont mis sur le banc de la société alors qu’ils ne cherchent qu’à fuir la misère, tout comme ces juifs l’ont fait et tout comme les français l’auraient fait s’ils s’agissaient d’eux.  

« Les derniers souvenirs s’évanouissent, emportés par la marche inéluctable du temps, c’est pourquoi il appartient à chacun de nous de maintenir la mémoire de cette guerre, de leur guerre. »  (extrait de 14-18 /Hommage aux poilus).

Il en est de même pour la seconde guerre mondiale et je souhaiterais sincèrement participer à ce voyage historique afin de ne pas oublier ! Ce voyage me tient particulièrement à coeur, d’autant que je suis arrière petite fille d’un maquisard du Vercors…

C’est notre histoire, mon histoire !