Quel temps !o)

Et quel changement entre hier et aujourd’hui !

Depuis le CDI

Depuis le CDI

Le lycée est sous une légère mousse de neige qui cache une belle couche de givre !

Bon courage à toutes et tous et belle journée !

Le documentaliste

A vos ordinateurs… Prêts ? Téléchargez !

« Symphonia » : un jeu vidéo qui nous plonge dans une épopée musicale

Le projet, né de l’imagination d’étudiants de l’Isart Digital, vient d’être primé aux Pégases, l’équivalent des César pour les jeux vidéo. Un univers singulier où l’on incarne un violoniste, et où la musique est au cœur de tout. »

Pour lire la suite de l’article, suivez ce lien vers France Musique

Livré pour vous par le documentaliste,

rapporteur du jour 🙂

Dessin de presse : quand Plantu croquait l’actualité

Le dessinateur Plantu a quitté le journal Le Monde mercredi, près de 50 ans après avoir intégré sa rédaction. Dans une rétrospective, le quotidien du soir publie ses dessins les plus emblématiques sur l’actualité de ces cinq dernières décennies. On y retrouve son ton sarcastique et sa manière poignante de croquer l’actualité. Plantu y livre aussi quelques anecdotes sur ses techniques et sa manière de percevoir les événements.

Vu dans Brief.me, le 03/04/2021

La citation du jour

L’écriture de soi est à l’écriture ce que la sculpture est à la composition musicale. […] Nietzsch dit que l’architecture, c’est la musique pétrifiée ; je dirais, en le paraphrasant que l’écriture de soi, c’est de la sculpture musicale. […] « Dans l’écriture, tout dire est une erreur parfois féconde ; dans l’écriture de soi, tout dire revient à ne rien dire. Seule la sculpture, qui taille dans le vif du soi, parvient à révéler. » […]

Amélie Nothomb présente 20 récits de soi; Magnard, (Classiques & comtemporains), 06/2017

De nouveaux livres, enfin !

Je suis heureux de vous annoncer que les commandes de mars 2020 sont enfin arrivées au CDI ! Cela n’a pas été sans mal, et le bonheur et le plaisir de lire ces nouveautés d’autant plus grand !

N’hésitez pas à passer voir !

Belles lectures,

Le documentaliste

Le printemps des poètes : c’est parti !

La nouvelle édition du Printemps des poètes s’est ouverte ce week-end ! Placée sous le thème du désir, elle nous entraîne vers l’autre, vers les étoiles, vers autre chose. Le désir est divers et varié, marquant chacun de ce qui lui manque, aussi bien vers l’autre que vers soi, en l’autre et en soi.

A cette occasion, le CDI lance un concours de poèmes sur ce thème du désir qui, propre à chacun, ne se résume pas en quelques caresses ou quelques volontés de posséder, et qui nous porte et nous emporte, comme l’explique si bien Sophie Nauleau sur la page de la nouvelle édition :

« Quelle profonde inquiétude, quel désir d’autre chose,
Autre chose qu’un pays, qu’un moment, qu’une vie,
Quel désir, peut-être d’autres états d’âme…

S’exclamait Fernando Pessoa sous le masque d’Álvaro de Campos. En portugais aussi, le désir nous relie aux étoiles. Tout droit tombé des astres et des regrets latins : desiderare qui vient de sidus, sideris.
Comme un ciel étincelant d’absences. Une aimantation vitale. Un souhait ancestral, jamais élucidé, jamais rassasié, jamais exaucé.

Alors oui, après L’Ardeur, La Beauté et Le Courage, voici venu le Printemps du Désir.

Des longs désirs de Louise Labé aux désirs obstinés d’Olivier de Magny. Du désir de gloire des chansons de geste jusqu’au rude chemin des plus hauts désirs de René Daumal. De l’anéantissement, qui mène au rien du nirvana, jusqu’au désir sans fin d’Éros.

Depuis le grand désir du plaisir admirable de Pernette du Guillet jusqu’au fragile et subreptice désir de vivre d’Alejandra Pizarnik, en passant par l’amour réalisé du désir demeuré désir qu’est le poème pour René Char. De Philippe Desportes, qui entendait Avoir pour tout guide un désir téméraire, jusqu’au plus sentimental spleen d’Alain Souchon, qui nous a mis en tête refrains et souvenirs : Mon premier c’est Désir

Du Cantique des cantiques aux désirs éperdus de ce troisième millénaire menacé, tout reste à fleur de mots.

Et à oser ensemble, au plus intime de soi.

Sophie Nauleau »
Vous pouvez trouver quelques inspirations en lisant le porte-folio dédié au thème. Vous avez du 15 mars au 1er avril pour envoyer votre poème au documentaliste (via Pronote) pour qu’il le post ici même !o)
Le documentaliste, journaliste d’un jour

MLDS : lecture à haute voix et écriture journalistique

Pour deux séances obligatoires, les élèves de la MLDS viennent au CDI pour découvrir le lieu (ils sont toujours sur MO2 et ne mangent pas souvent à la cantine, quand le CDI est sur MO1 au dessus de celle-ci) et pour expérimenter la lecture à haute voix. Nous commençons par « Les rois mousquetaires » d’Alexandre Dumas, dans une version courte.

Ils auront ensuite la possibilité de venir seuls pour poursuivre l’expérience.

Et pendant la semaine de la presse à l’école, ils travailleront avec les stagiaires CPE et le documentaliste sur l’écriture d’une chronique radio qui sera enregistrée, et si possible, diffusée (dans l’établissement a minima).

Journal L’Equipe : 75 ans de journalisme sportif !

« Lancé pour la première fois le 28 février 1946, le journal L’Équipe célèbre son 75e anniversaire à travers une longue et riche rétrospective. Par le biais d’articles d’époque, de vidéos, de témoignages et de nombreuses anecdotes, L’Équipe raconte son évolution, la pratique du journalisme sportif, ses liens avec les joueurs. Il revient aussi sur les événements sportifs marquants de ces 75 dernières années et sur son influence dans le monde du sport. »

Extrait de la newsletter de Brief.me du 06/03/2021

L’extrait du jour

[…]  » Adolescent, le dénommé Leucio s’était égaré après une escapade dans sa vallée natale, pour aller voir une fille. Il avait erré pendant trois jours. Surpris par un orage de fin du monde, il avait couru sous un ciel électrique et s’était réfugié dans une grotte. Là, il s’était retrouvé nez à nez avec un drago di tuono e di lampo, un dragon de tonnerre et de foudre.

Le vieux parlait, j’entendais sa voix de rocaille derrière celle, haut perchée, de la fillette. Il racontait un squelette immense, un corps qui s’enfonçait dans les ténèbres, si loin qu’on n’en voyait pas la fin, une tête étonnamment petite au bout d’un cou démesuré. Le dragon avait protégé le jeune homme de l’orage. Il lui avait parlé.

Une douleur rugissait dans mes veines, une vieille douleur que je connaissais bien. C’était la vie qui revenait, comme la fois où j’avais eu l’idée de prendre par le lac gelé pour arriver plus vite à l’école et que j’étais passé au travers. On avait mis un quart d’heure à me ranimer, le docteur avait même annoncé que, techniquement, j’étais mort quelques minutes. Je ne me souviens que d’un grand crac, puis de ce chien de sang qui revenait dans mes veines blanches. Je parle de cette douleur-là. […]

Jean-Baptiste Andréa, Cent millions d’années et un jour, L’Iconoclaste, 2019

Sélectionné pour l’Échappée littéraire 2020-2021 du Conseil Régional

Pascaline, journaliste d’un jour

L’extrait du jour

 »

Je noue le hachimaki aux couleurs de notre Japon éternel autour de mon casque. J’effectue ce geste avec lenteur et solennité, sans pensées, sans émotions. Le froid dans mes veines, le temps s’est arrêté, je suis une fleur de cerisier poussée par le vent.

Ai-je le choix ? Ai-je eu le choix il y a un mois, quand nous avons été réunis par les officiers au petit matin sur la base aéronautique ? Le soleil se levait, rond et rouge, l’image du drapeau impérial. Ils ont annoncé que notre escadrille se portait volontaire pour devenir des Kikusui, des chrysanthèmes flottants. C’est le nom poétique donné au sacrifice d’un avion et de son pilote sur un navire ennemi. Pour être plus exact, ils nous ont demandé sans nous demander : « Ceux d’entre vous qui ne veulent pas donner leur vie pour notre grand empire nippon n’y seront pas forcés, qu’ils lèvent la main, ceux qui ne se sentent pas capables d’accepter cet honneur. Qu’ils lèvent la main maintenant ! »

Nous étions prêts. Personne n’aurait osé refuser la mission, aucun soldat japonais n’arrivera jamais à cette ignominie. Être volontaire est le devoir du combattant. Il n’est pas en son pouvoir d’agir autrement. Et nous n’avions qu’une envie : être à la hauteur. Celui qui aurait levé la main aurait été vu comme un traître.

En réalité, mes camarades et moi étions tétanisés.

À vingt et un ans, j’ai l’honneur d’accepter de mourir pour l’empire du Grand Japon. Je dissimule le vertige qui me saisit. […] »

Stéphanie HochetPacifique, Rivages, 2020