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UNE REVUE DE LA PRESSE ETHIOPIENNE PAR DES ELEVES DU LYCEE GUEBRE MARIAM

Au cours des deux derniers mois, les élèves de 2e 3 du lycée franco-éthiopien Guebre Mariam, à Addis-Abeba, ont lu des journaux, des magazines et des sites web d’information traitant de l’actualité de l’Ethiopie. Ils ont réalisé cette revue de presse à partir d’articles écrits en anglais ou en amharique (une des langues les plus parlées en Ethiopie).

Ils espèrent que cette revue de presse, composée de huit textes, vous fera découvrir une actualité souvent peu connue en France : celle de la Corne de l’Afrique.

Lancement du premier satellite éthiopien

L’Ethiopie annonce le lancement de son premier microsatellite pour ce mois de décembre, visant à apporter des solutions durables aux défis concrets auxquels l’Ethiopie est confrontée.

D’après le journal Capital publié le 25/11/19, l’Ethiopie devrait lancer son premier satellite dans l’espace le 17 décembre 2019 à 6h01 (EAT) du matin. Le ministre de l’Innovation et de la Technologie, Getahun Mekuria, a déclaré que le satellite serait utilisé pour la transformation et la modernisation de l’agriculture en affinant la prévision du rendement des récoltes et des catastrophes naturelles, telles que les inondations et la sécheresse.

Comme l’indique le journal Agence Afrique, l’annonce avait déjà été faite en novembre 2018 par le directeur général de l’Ethiopian Space Science and Technology Institute (ESSTI) d’Addis-Abeba. Les attentes du gouvernement éthiopien sont bien précises : « Le satellite nous fournira toutes les données nécessaires sur l’évolution du climat et les phénomènes météorologiques pour atteindre nos principaux objectifs dans les domaines de l’agriculture, de la sylviculture et de la protection des ressources naturelles ».

Selon Solomon Belay Tessema, directeur général d’ESSTI, « le transfert de technologie permettra aux scientifiques éthiopiens de construire et de lancer eux-mêmes leur deuxième satellite de manière indépendante.

Ce satellite, construit par des ingénieurs éthiopiens en collaboration avec le gouvernement chinois, devrait peser environ 65 kg, comme le confirme le journal Digital Business. Ainsi, grâce à ce nouvel outil technologique, l’Ethiopie entend renforcer les programmes actuellement engagés pour améliorer les moyens de subsistance de sa population.

Hana A., Sirine et Dawit


Les banques éthiopiennes en compétition pour construire le siège le plus imposant

La concurrence entre les trois plus grandes banques d’Ethiopie (Dashen bank, Commercial bank of Ethiopia et Awash Bank) fait rage ! Chacune d’entre elles construit son siège dans le même quartier d’affaires. Elles essayent toutes d’occuper le plus d’espace, d’avoir les bâtiments les plus hauts et les plus larges pour pouvoir accueillir plus d’employés. Chacune d’entre elles investit beaucoup d’argent pour cela. Ces informations nous viennent essentiellement du journal Fortune.

Awash Bank est l’une des trois plus grandes banques d’Ethiopie. Le bâtiment qui fera office de siège est extrêmement couteux. L’immeuble est estimé à douze milliard de birr (soit à peu près 340 millions d’euro) et le terrain de construction est à 173 millions de birrs (soit 5 millions d’euros). L’emplacement accordé à cette banque se situe à Kirkos Mexico, au centre d’Addis-Abeba.

Un article du site nazret.com écrit nous apprend qu’une entreprise chinoise est en train de construire le plus haut bâtiment de toute l’Afrique de l’Est. En effet, la Société Chinoise d’Ingénierie de la Construction (CSCE) édifie un bâtiment de 198 mètres de hauteur pour le siège de la Commercial Bank of Ethiopia. Cet investissement est extrêmement important : il est estimé à 18 milliards de birr, soit 530 millions d’euros.

D’autre part, un autre article du site de l’hebdomadaire Capital, écrit le 09/09/19 par Muluken Yewondwossen, nous apprend que Dashen Bank a obtenu l’accord de l’administration municipale pour la construction d’un bâtiment de plus de 30 étages derrière son siège actuel, sur un terrain de 900m2  en face de la Banque National d’Ethiopie. En novembre 2017, la banque avait déjà inauguré son siège de 21 étages en présence de Mulatu Teshome, ancien président de l’Ethiopie.

Anaïs, Samuel et Yutaka


Quoché, une décharge qui déborde

D’après le magazine Addis Standard, en mars 2017, beaucoup de personnes, 115 plus précisément, sont mortes sous une montagne de déchets qui s’est effondrée dans la périphérie d’Addis-Abeba, en Ethiopie.

Dans un article de l’hebdomadaire Fortune, écrit par Gelila Samuel et publié le 10/11/2019, des montagnes de déchets mettent en danger, aujourd’hui encore, les habitants qui vivent à proximité de la décharge de Quoché, ouverte il y a 30 ans. C’est là que, normalement, tous les déchets de la capitale sont déversés. Mais parce que la décharge est remplie, on va la déménager vers Sendafa, dans la région Oromo.

Il n’y a pas que les ordures qui dérangent les habitants des environs de Qoché : il y a aussi les quoralio, c’est-à-dire les personnes qui récupèrent, de manière informelle, les objets métalliques recyclables.

L’effondrement de Quoché en 2017 a fait beaucoup de morts. Mais le journal The Reporter a réussi à trouver le bon côté de cette catastrophe : « la première installation, en Afrique, d’un centre de valorisation énergétique des déchets ». Celui-ci évitera un nouvel effondrement, car les déchets ne seront plus déversés sur la décharge de Quoché mais dans l’incinérateur de Reppi, situé à proximité, et fourniront l’électricité qui manque à la population.  Dans cet article, qui date du 17/10/19, Samuel Getachew nous montre les grandes attentes de tout le monde. Bien que de nombreux organismes aient participé à la réalisation de ce projet, il a fallu près de quatre ans et trois milliards de dollars pour réaliser ce centre d’incinération.

Maraki, Eyuel, Mickyas et Tensae


Le prix Nobel de la paix décerné au Premier ministre éthiopien (revue de presse n°1)

Le prix Nobel de la paix a été décerné au Premier ministre éthiopien, Dr Abiy Ahmed, par le Comité Nobel Norvégien le vendredi 11 octobre 2019 à 11h00 du matin lors d’une conférence de presse. Il a reçu ce prix pour avoir résolu les conflits entre les deux pays voisins, l’Ethiopie et l’Erythrée.

À la une de l’article écrit par Fasika Tadesse dans le journal Fortune, le Premier ministre Dr Abiy Ahmed a été nommé « Man of peace », ce qui signifie « homme de paix ». Cet article nous donne des informations sur le prix de 900 000 dollars et nous apprend que, dans l’histoire des prix Nobel, deux Ethiopiens seulement ont été nominés. Dr Abiy Ahmed est le seul à avoir remporté ce prix. D’autre part, parmi les cent lauréats dans l’histoire du prix Nobel de la paix, seuls cinq sont des Africains.

D’après l’article écrit par Samuel Getachew, le 12 Octobre 2019 sur le site www.thereporterethiopia.com, cette victoire historique place l’homme de 43 ans parmi les cent candidats qui ont remporté les honneurs les plus prestigieux depuis la fondation du prix Nobel de la paix en 1901. Le comité a cité ses efforts pour résoudre les conflits frontaliers entre les deux pays voisins, l’Ethiopie et l’Erythrée.

« Je suis honoré par la décision du Comité Nobel Norvégien. Ma plus profonde gratitude va à tous ceux qui se sont engagés et qui œuvrent pour la paix. Ce prix est décerné à l’Ethiopie et au continent africain. Nous prospérerons en paix », a dit le Premier ministre de l’Ethiopie.

Dans l’article qui se trouve sur le site du magazine Addis standard, publié le 18 octobre 2019 par Mehari Taddele Maru, une expression a capté notre attention : « Le prix Nobel de la paix décerné au Premier ministre de l’Ethiopie Dr Abiy Ahmed Ali semble être rempli d’ironie, et de différentes manières… » Lorsqu’on a lu cette expression, elle nous a choqués parce qu’on ne l’a pas lue ailleurs. Partout on nous dit ou on nous montre qu’on le félicite, alors que là on le « rabaisse ».

 Par Hana N., Rebecca et Yohannes


La Semaine Africaine de l’Innovation

Du 28 octobre au 2 novembre 2019 a eu lieu la première Semaine Africaine de l’Innovation à Addis-Abeba, en Ethiopie.

La Semaine Africaine de l’Innovation est un évènement invitant de jeunes innovateurs à présenter leurs inventions face à un jury de quatre personnes. Comme le précise le Daily Monitor dans un article publié le 5 novembre et intitulé « De jeunes innovateurs profitent de la première Semaine Africaine de l’Innovation », les présentations d’innovations ont lieu trente-quatre fois par jour, à l’issue desquelles les participants ressortent avec un certain nombre de points. On y a dénombré environ trois mille concurrents, dont cinq gagnants ayant reçu cinq mille dollars. Parmi eux, Hakim Abebech, nominée pour le Grand Prix de l’Innovation Africaine.

Dans une déclaration publiée dans le journal The Reporter, Moussa Faki Mahamat, Président de l’Union Africaine, affirme que « la Semaine Africaine de l’Innovation est une énorme opportunité économique, une plateforme d’affaires qui a le potentiel de créer de nouvelles chaînes de valeur ». Il ajoute que cet évènement pourrait attirer de nouveaux investisseurs et permettre d’aborder le sujet de l’emploi et de la productivité chez les jeunes. On sait, par ailleurs, que cette conférence a permis aux décideurs politiques africains, aux chercheurs universitaires et privés et aux « parties prenantes internationales » de se rencontrer afin de mener le continent africain vers « une société favorable à l’innovation ».

L’hebdomadaire Capital précise, de plus, que de nombreux thèmes comme l’innovation, l’entrepreneuriat, l’agrotechnologie, les villes intelligentes, l’énergie circulaire, l’hôtellerie, le tourisme technologique, le commerce ou encore l’investissement ont été abordés.

Un évènement parallèle, un défilé de mode nommé « Innovation du textile et du cuir », organisé par Merete Lundemo, l’ambassadrice de Norvège, a eu lieu, donnant ainsi l’opportunité aux panélistes de discuter de la façon de nouer des contacts entre les designers africains et le reste du monde.

Cet évènement donne donc, d’après le ministre de l’Innovation et de la Technologie Getahun Mekuna, la chance aux jeunes Africains de créer des emplois. Par ailleurs, une annonce officielle a déclaré que la Semaine de l’Innovation Africaine aurait bien lieu à nouveau l’année prochaine.

Par Anne, Markeza et Nahom

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NOTRE PREMIERE REVUE DE PRESSE

Les élèves de la 3ème Média ont lu des quotidiens ou des hebdomadaires datés du 13 novembre. Quotidiens nationaux ou locaux comme le « Journal de Saône-et-Loire ou »La Renaissance ». Voici les évènements qu’ils ont repérés.

La Croix (quotidien)

Mercredi 13 novembre 2019:

L’article s’intitule «Quatre ans après le BATACLAN un enfant remet tout d’équerre»

C’est l’anniversaire de l’attentat du bataclan le 13 novembre 2015.

Le 13 novembre 2015, il y a eu un attentat au Bataclan il y a eu plusieurs coups de feu dans plusieurs lieu de Paris (stade de France ,bars, restaurant, rue de Chavone…)il y a eu 120 morts, 200 blessés dont 80 dans un états grave.

C’est pourquoi un homme nous explique comment il s’est reconstruit après cette nuit d’horreur.

Le Bataclan se trouve à Paris en France c’est une salle de concert.

La personne qui témoigne était présente ce soir-là, elle a reçu une balle de pistolet dans le dos et elle nous explique comment elle a fait pour se reconstruire après cette événement traumatisant.

J’ai choisi cet article car ce que cet homme raconte est touchant, cela nous concerne tous. L’histoire de cet homme nous montre qu’il y a toujours de l’espoir et que la vie continue même si il a vécu un événement marquant.

Loan Jottreau 3°3

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Immolation à Lyon : étudiants et enseignants sous le choc

D’après le journal « Le Monde » (le 13/11/19)

Le vendredi 8 novembre 2019 un étudiant de Lyon à essayé de mettre fin à ses jours. Cet étudiant a essayé de s’immoler (se faire brûler) car il avait une situation difficile économiquement pour vivre. Il avait perdu sa bourse pour l’année car il avait redoublé sa licence. Cela a entraîné des manifestations de la part des étudiants.

Nous avons choisi cet article car cela nous a choqués et nous concernera quand nous serons nous même en études si il n’y a pas de changements.

Satine LUKOWITZ

Maëlys MONTROZIER

Juliette LEBLANC

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Le journal s’intitule « le journal de Saône-et -Loire ».

C‘est un quotidien.

Il est paru le mardi 12 novembre 2019.

C’est une information internationale.

L’article que nous avons choisi s’intitule « Hong Kong violences un manifestant blessée par une balle, un autre enflammé ».

L’événement a eu lieu le lundi 11 novembre 2019.

Un manifestant a été blessé par une balle d’un policier, par un tir quasi a bout portant.Il s’agissait soit d’une vengeance personnelle ou un acte criminelle.Cela s’est passé à Hong Kong en Chine.

La Chine est un régime totalitaire. Hong Kong veut une démocratie, la liberté.

On a choisi cet article car ça parle des étudiants blessés dans une manifestation et ça nous a touchées.

OCÉANE LAFLEUR ET SOFIA JOUGNIAUX

 

 


 

 

Tremblement de terre ressenti de l’Ardèche jusqu’à Montceau-Les-Mines

d’après le JSL   (Journal de Saône-et-Loire) du 13 novembre 2019

Lundi 11 novembre 2019 au matin en Ardèche en France un séisme s’est produit entre 11h30 et 12h00.

On en a beaucoup parlé dans les informations car il est très important(magnitude 5,4/10) de plus il y aurait pu avoir de graves conséquences car dans la zone il y a plusieurs centrales nucléaires.

Nous avons choisi cet article car il peut apporter de nouvelles informations au élèves du lycée d’Addis Abeba et les tremblements de terre sont rares en France

CHAYMA ET CAMILA


Titre journal : La Renaissance

C’est un hebdomadaire

date de parution:8 novembre 2019

C’est une information sportive.

Titre de l’article : « le FC Gueugnon reçoit l’AJ Auxerre pour un duel au sommet »

L’événement a eu lieu le samedi 9 novembre 2019 à Gueugnon.

le FC Gueugnon a gagné à domicile face a Auxerre avec un avantage confortable de 3-0 a la mi-temps

Gueugnon et une petite équipe de ligue 2. La ligue 1 est la plus haute où les équipes professionnelles comme Paris, Marseille, Lyon jouent.

Chaque pays a son championnat, la France a la ligue 1 et la ligue 2. Ils ont un classement et doivent jouer tous leurs matchs et celui qui a le plus de point remporte le trophée de la ligue 1.

C’est pareil pour tous les championnats que se soit l’Espagne, l’ Italie, le Portugal…

J’ai choisi cet article car j’aime le foot.

Brian

 

 


 

Le titre du journal est « L’Équipe » c’est un quotidien. la date de parution est mercredi 13 novembre.

Le titre de l’article que j’ai choisi est «Les affaires reprennent»

C’est une information sportive,ça parle des phases qualificatives de la CAN(Coupe d’Afrique des Nations) de football 2021 qui se passe au Cameroun.

J’ai choisie cet article car je suis très intéressé par le football.

Abdelrahmen

UN ENGAGEMENT RÉCOMPENSÉ

Lundi 04 juin, quatre représentants de l’ARM (Association des Rescapés de Montluc) se sont déplacés pour nous rencontrer. En effet, notre classe a été primée pour son travail et les trois biographies que nous avons réalisées figurent maintenant dans un livre qui a pour titre : « Parcours d’internés à Montluc ».

Chacun d’entre nous a reçu ce livre ainsi qu’un DVD vidéo : « Montluc : 1943-1944, 24 paroles d’internés par la gestapo. »

La cérémonie de remise des prix a eu lieu dans le CDI du collège.

Etaient aussi présents : Messieurs Permezel, Curial, Sommer, Bacconnet de l’ARM, notre principal, M. Perrier, Mme Perrin, principale adjointe, Mme Mathos, conseillère municipale, Mme Mariotte, présidente départementale de l’ANACR 71 accompagnée d’un ancien résistant,  M. Eric Skrypczak président de l’association « Une traction pour Jean Moulin », Gilles Desnoix de « l’Informateur de Bourgogne » à qui nous devons les photographies.

 

Un goûter a clos la cérémonie.

Ensuite, nous sommes allés voir la traction réparée par l’association « Une traction pour Jean Moulin » dont le siège est au collège.  Cette voiture est emblématique de la résistance.

Les élèves de 3ème 3 ARM

 

 

COMMEMORER L’ENGAGEMENT

La Journée Nationale de la Résistance correspond a la date de la 1ere réunion de la CNR ( Conseil National de la Résistance ) présidée par Jean Moulin et qui a eu lieu le 27 mai 1943,rue du Four a Paris. Mardi 29 mai, au collège Jean Moulin, avait lieu la commémoration de cette journée. La classe de 3e3 ARM y était.

Mme Mariotte, présidente départementale de l’ANACR 71, Mme Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, Mme Frizot, adjointe au maire, M. Perrier, principal du collège Jean Moulin ont chacun fait un discours rappelant chaque fois combien cette journée était l’occasion d’une réflexion sur les valeurs qui étaient celles de la Résistance : défense de la République, justice, solidarité, tolérance.

Nous avons pu présenter notre projet, qui a pris tout son sens à l’occasion de cette commémoration.

Pour voir les photos :

https://www.lejsl.com/edition-montceau/2018/05/30/commemoration-de-la-creation-du-conseil-national-de-la-resistance-au-college-jean-moulin

Les élèves de 3e3 ARM.

MONTLUC : LE PRIX DE L’ENGAGEMENT

Mardi 15 mai toute la classe de 3e3 ARM s’est rendue à Lyon afin de visiter la prison de Montluc. C’est dans cette prison qu’on été internées les trois personnes dont nous avons fait la biographie.

La prison de Montluc, située 4, rue Jeanne-Hachette à Lyon est une prison militaire construite en 1921. Elle est particulièrement célèbre pour son rôle de lieu de détention pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus de 9 000 personnes parmi lesquelles Jean Moulin on transité par ce lieu entre le 17 février 1943 et le 24 août 1944. Des milliers d’hommes et de femmes, des otages, des persécutés raciaux et des résistants, sont enfermés là, pour un temps plus ou moins long, dans des conditions de vie inhumaines en attente de déportation ou de transfert.

La prison est composée de 122 cellules individuelles de 4 mètres carrés. Pendant la Seconde Guerre cette prison a été réquisitionnée par l armée allemande.

La cellule de Jean Moulin se situait au 3ème étage, c’était la quatrième à gauche . A l’intérieur, nous pouvons apercevoir sa biographie.

Ce lieu nous a ému, on ressent l’inconfort des prisonniers et leurs conditions de détention inhumaines. De plus cela nous a appris ce qui s’est déroulé dans le passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs dans le futur .

Tous les personnes de la Résistance française comme Jean Moulin se sont engagées pour la libération de la France .  Elles ont souvent perdu la vie ou vécu des moments terribles.

Quant à nous, nous nous sommes engagés à faire la biographie de 3 personnes qui sont passés par Montluc, afin qu’on ne les oublie jamais.

R.N., E.T. 3e3 ARM

PLACIDE, UN DESSINATEUR ENGAGÉ

Nous avons rencontré Placide un dessinateur de presse le Jeudi 15 mars 2018 , pour notre projet au de classe .

L’objectif du dessin de presse est de faire rire, déranger, provoquer, choquer et faire réfléchir .

  Placide nous a expliqué qu’il a des « ficelles » :  métaphore , anachronisme , comparaison, paradoxe , symbole, stéréotype qui lui permettent de donner de la force à ses dessins.

Placide dessine, scanne, ensuite il met de la couleurs  en utilisant Photoshop.

Son parcours professionnel : il a travaillé pendant 20 ans à l’Armée de l air après le BAC en tant qu’électromécanicien. Ensuite il a travaillé à mi-temps pour les journaux, agences de publicité puis il a quitte l armée.

Dessin de Placide mis en ligne avec son autorisation.
« Alors comme ça, t’es bientôt nommé ambassadeur de France sur l’Arctique ? C’est pas bon signe, crois-moi ! »

Maintenant il travaille pour des quotidiens régionaux, des agences de publicité, des collectivités locales et il rencontre des classes pour expliquer son métier .

Nous avons choisi cette oeuvre, car elle est en lien avec notre cours d’anglais sur le réchauffement climatique. ce dessin a été réalisé le 13 mars 2009.

Placide a proposé ensuite aux élèves de la classe de faire leurs caricatures !

les élèves de la 3e ARM

 

S’ENGAGER À FAIRE CONNAITRE LES DÉTENUS DE MONTLUC : JOANNES GESLER

Nous terminons avec la biographie de Joannes Gesler, lui aussi emprisonné à Montluc avant d’être déporté.

Qui est Joannes Gesler ?

En consultant les archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon, nous avons appris :

ETAT CIVIL

Gesler Joannes Adolphe est né le 16 avril 1913 à Hotonnes dans l’Ain, en France.

C’est le fils de Gesler Louis Hippolyte et de Marie Françoise Julie Alisse Favre.

Il est français, il habite à Hotonnes dans l’Ain.

Il est marié, il a deux enfants.

Il est boucher.

L’ ARRESTATION

Il est arrêté le 5 février 1944 à Sutrieu dans l’Ain avec Louis Mortbontemps par les Allemands.

LES MOTIFS

Il est résistant. Il appartient à l’Armée Secrète locale.

Il est l’un des responsables de l’AS du secteur c.3.

Il vient en aide aux camps du Retord, il participe aux actions de l’année 1944.

L’INTERNEMENT

Il est envoyé à Montluc, transféré le 10 février 1944 à Compiègne.

LA DEPORTATION

Il est déporté le 6 mars 1944 à Sarrebruck Neue Bremm, à Mauthausen le 29 avril 1944, puis à Melk le 12 mai 1944 et à Ebensee après avril 1945. (Matricule 64554). Il est déporté sous le sigle Nacht und Nebel.

Ce sont des Résistants qui étaient isolés totalement du monde extérieur dès leur arrestation.

Ils devaient disparaître sans laisser de traces.

LIBERATION

Il est libéré le 6 mai 1945.

RAPATRIEMENT

Il arrive à l’Hôtel Lutétia à Paris le 24 mai 1945.

. Sources

Sites : http://www.memoire-deportation-ain.fr

http://monument-mauthausen.org/64554.html

https://gw.geneanet.org/faust

Archives : Archives du département du Rhône et de la métropole de

Lyon.

Ministère des anciens combattants et victimes de guerre.

Archives de la préfecture du Rhône.

Nous adressons un grand merci à Madame Myriam Gesler à qui nous avons adressé un courrier et qui nous a confirmé son lien de parenté avec Joannes Gesler.

S’ ENGAGER A FAIRE CONNAITRE LES DETENUS DE MONTLUC : ETIENNE PFIRSCH

 Voici la biographie d’une autre personne, emprisonnée à Montluc à Lyon pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Qui est Etienne Pfirsch ?

En consultant les archives du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre , nous avons eu accès à une fiche de demande d’attribution du titre de déporté résistant présentée par Etienne Pfirsch lui-même le 22 Novembre 1950.

Marc , Etienne Pfirsch est né le 27/12/1916 à BUHL , Haut-Rhin , (68) France.

Il est le fils de Aloise Pfirsch , directeur de tissage , demeurant à BUHL et de Marie Anne Augustine Pfirsch née Sileb, son épouse.

Il est de nationalité française.

Son adresse : gendarmerie de Brenod (Ain) France.

Il est marié.

Il est officier de gendarmerie.

ARRESTATION

Il est arrêté le 8 février 1944 à 21h par les S.S . et la milice à la Brigade de Brenod (Ain) sur dénonciation d’un milicien :Avond.

Ce qui sont arrêtés avec lui sont Gilbert Limosin, Marius Traffey et René Rousset.

(Témoin : Victor Janlet hôtelier )

LES MOTIFS

Il est résistant, il appartient aux F.F.I, aide les maquisards (Ain-Haut-Jura) (confirmé par les F.F.I et par Romans-Petit.)

Cette arrestation est liée a la répression Nazie dans le Haut-Bugey (opération korporal)

L’INTERNEMENT

Il est envoyé à Fort Montluc (Lyon), détenu politique du 9 février 1944 au 17 février 1944 puis a Compiègne du 19 février au 20 mars 1944

DEPORTATION

Depuis Compiègne il est déporté le 21 mars 1944

  • à Mauthausen

  • Rommando

  • Linz

  • matricule 60431 du 23 mars 1944 au 5 mai 1945

LA LIBERATION

Il est libéré le 5 mai 1945.

RAPATRIEMEMENT

Sa fiche médicale nous apprend que son état de santé sanitaire est satisfaisant et qu’il est rapatrie a Longuyon le 20 mai 1945.

En octobre 1950, le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre décide de lui donner le titre de déporté résistant (carte 1.018.02160).

Après sa libération, il a habité a la gendarmerie de Sarrebourg ( Moselle)

Les sources :

Numerique : Mémoires Européennes des Camps Nazis

canope.fr/notice/Mémoireseuropéennes

Mémoires des déportations

mémoiresdesdeportations.fr

Archives :

-Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre.

-Musée de la Résistance –Ain-Jura.

Avec nos remerciement à Chantal MAGNAD responsable du musée de la Résistance en Drôme et de la Déportations.

 

S’ENGAGER À FAIRE CONNAÎTRE LES DÉTENUS DE MONTLUC : NISSIM, EUGENIE ET YDA AMOURABEN

Nissim Amouraben Source : Arch. dep. Rhône, 3335w29/3335w11
Eugénie Amouraben Sources : Arch.dep. Rhône, 3335w23/3335w13

 

 

Dans un article précédent nous avons parlé de notre rencontre avec les représentants de l’ARM (ASSOCIATION des RESCAPES   de MONTLUC). Voici les biographies des membres d’une famille  dont les noms nous ont été communiqués).

Le 28 juillet 1944 Nissim Amouraben est arrêté par la milice à son domicile.

Puis il est conduit à Montluc du 28 juillet 1944 au 11 août 1944.

POURQUOI ?

Nissim Maxim Amouraben est né le 4 juin 1893 à Constantinople en Turquie. Il est le fils de Salomon Amouraben et de son épouse Zimbal Darsa. De nationalité Turque il possède un titre de séjour régulier pour résider en France où il exerce la profession de tailleur et de marchand forain. Il est marié à Eugénie Moël et a une fille Yda. Ils habitent 17 rue Pierre Blanc à Lyon (Rhône).

Il est dénoncé comme faisant de la politique, étant israélite, et aidant la Résistance.

C’est en tant que déporté politique et racial qu’il est transféré par le convoi du 11 août 1944 à destination d’Auschwitz, camp d’extermination.

C’est dans ce même convoi que sont emmenées Eugénie et Yda née le 01/04/1922 à St Etienne, son épouse et sa fille.

Elles ont été arrétées le 2 août 1944, interrogées par la Gestapo, puis conduites le même jour au fort de Montluc. Elles n’appartiennent à aucun groupe de résistants mais sont de confession « israélite ». Lors du témoignage d‘Yda Amouraben (épouse Natan) en avril 1954 nous apprenons que leur appartement a été perquisitionné et que la totalité de leurs affaires personnelles (linge, vaisselle) ont été emportées.

En novembre 1944, Nissim Amouraben est transféré au camp de Mauthausen en Autriche. Il meurt le 30 mars 1945 par suite d’épuisement physique. (Témoignage de Bernard Lampo.)

Ce même mois, Eugénie et Yda sont envoyées au camp de Bergen Belsen en Allemagne.Eugénie décède le 14 avril 1945 suite aux privations de nourriture.Le 15 avril le camp est libéré par les troupes Américaines.

Le 6 juin 1945 Yda est rapatriée à Paris,en avion par la Croix Rouge puis en train jusqu’à Lyon.

En 1945 le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre attribue le titre de déporté politique à Nissim Amouraben.

Nous remercions Maxime Natan fils d’Yda qui a répondu à notre courrier et qui nous a appris que sa mère est toujours vivante .

Nous envisageons de prendre contact plus tard, faute de temps dans l’immédiat.

Sources

Archives:

-Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon.

-Ministre des anciens combattants et victimes de guerre.

-Archives de la préfecture du Rhône.

Sites: – Auschwitz-block20.org/online

– Secure.ushmm.org/online

S’ENGAGER CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La classe de 3e ARM a réfléchi sur le sens du mot s’engager pendant les cours d’anglais. Les élèves ont visionné le film « Une vérité qui dérange » un documentaire réalisé par David Guggenheim en 2006. Ce film est basé sur un travail d’Ale Gore et du GIEC.  Voici la consigne donnée par le professeur d’anglais :  » Si vous deviez vous engager en créant un poster- choc, pour promouvoir la lutte d’Ale Gore, sur quel aspect insisteriez-vous ?

Voici les affiches produites !

En anglais nous avons fait des affiches où l’on s’engageait à faire passer un message. Notre professeur nous a montré des affiches de WWF, Ale Gore et du GIEC. Et on a vu le film « Une vérité qui dérange ». On se sent concerné mais impuissant face a tout ça

Les élèves de 3e

 

« If we helped environment, endangered species would survive. » Affiche réalisée par Naourasse, Erika et Jodie
Affiche réalisée par Jason et Nassim

« The end is coming ! if you didn’t stop this would happen. »

 

Affiche réalisée par Nassim, Hugo et Raphaël

« Are you proud of yourself ? If you protected the nature, we would save the future. »

Affiche réalisée par Manon et Ilona

« If you cared for your planet, you would protect it. »

Affiche réalisée par Erwan, Liam et Xavier

« Warning!!!!!!!! If you loved polar bears, please  you would stop the pollution them. »

 

Affiche réalisée par Maxence, Rayan et Isac

« You would  be environmentally friendly if you did not want to see them. »