Les secrets du Musée des Beaux-Arts de Beaune

Grâce à l’enseignement d’exploration « Patrimoines » plusieurs visites explicatives sur différents sujets, allant de la muséographie à la conservation des œuvres nous ont été présentées au Musée des Beaux-Arts de Beaune.

Un musée sert à conserver, exposer et expliquer, apprendre et se divertir. Il peut y avoir des expositions permanentes ou temporaires.

Pour exposer il faut être attentif à l’espace, aux objets que l’on veut présenter et au discours que l’on va tenir sur le thème ; le terme exact est la muséographie.

L’exposition doit avoir une cohérence pour le public ; il peut y avoir un parcours chronologique et/ou thématique. Les visiteurs récoltent des informations grâce aux cartels et aux panneaux explicatifs notamment. Il peut y avoir certains supports multimédias pour rendre plus vivante une visite particulièrement pour les enfants.

Pour les conserver le mieux possible, les œuvres de chaque musée doivent être protégées. C’est un nombre important d’objets à tenir en sécurité et donc une grande responsabilité ; par exemple, les réserves du Musée des Beaux-Arts de Beaune, que nous avons eu la chance de visiter, comptent environ 7500 objets et entre 17000 et 18000 pour les trois musées beaunois.

Pour veiller à une conservation idéale, il faut contrôler la lumière (en salle ou en réserve) avec un luxmètre ; la température doit  être aux alentours de 18C°, l’humidité entre 40% et 60%, le tout calculé avec un thermo-hygromètre. Pour satisfaire toutes ces demandes, des climatiseurs fonctionnent pour une bonne ventilation et les appareils de mesure veillent à une bonne condition de conservation. S’il y a la présence de moisissures, c’est que la température et l’humidité sont particulièrement élevées. Il ne faut donc pas de choc de température, ni d’humidité pour les œuvres fragiles.

Certains matériaux sont plus fragiles que d’autres notamment les matériaux organiques : tissus, photographies, papier… Les minéraux, le verre et le métal sont peu sensibles aux conditions dans lesquelles ils se trouvent.

Les matériaux de conservation ont tous subi un traitement curatif au pH neutre. Dans les rayonnages, on peut observer du papier de soie pour les œuvres graphiques et des feuilles en melinex pour éviter la poussière, des plaques grises pour le frottement des cadres, des emballages respirant pour les métaux  et les palettes sont traitées avec de la colle pour les insectes. Si les matériaux sont atteints par des micro-organismes, ils sont isolés et privés d’oxygène pendant trois semaines et subissent une désinfection globale (=anoxie).

Quand le personnel manipule l’objet, il a l’obligation de porter des gants, car même nous humains, sommes dangereux pour les œuvres.

Plus globalement, il y a un cahier d’inventaire (imprimerie nationale) qui assure la protection juridique des œuvres et montre qu’elles appartiennent au musée, elles entrent donc en collection publique.

Il y a un contrôle régulier des œuvres et de leur récolement (=vérification du nombre et de l’état des objets ayant fait préalablement partie d’un d’inventaire) tous les dix ans. Cela est un travail national qui permet une meilleure connaissance des objets, diffusion et conservation.Pour conclure, nous tenons à remercier notre professeur, Mme Curel, d’avoir organisé ces trois sorties, mais aussi Mme Ménétrier, Directrice des musées de Beaune, qui nous a présenté le thème de la muséographie  et l’exposition Mosaïques sur les Climats de vignoble de Bourgogne, ainsi que Mme Isselin, médiatrice culturelle de la mairie de Beaune, qui nous a expliqué l’importance et le fonctionnement des réserves dans un musée. Nous avons beaucoup aimé découvrir le Musée des Beaux-Arts de Beaune tout en apprenant sur des sujets à la fois complets et diversifiés.

Fantine HOUOT et Chloé GIBOULOT, 2D, enseignement d’exploration Patrimoines

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