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Chercher de l’information sur internet

Qui n’est jamais allé chercher une information sur internet ?

Internet est devenu la principale source d’information, surtout chez les jeunes. Mais savez-vous chercher de l’information sur internet ? Comment faire la différence entre deux informations trouvées sur internet, mais qui se contredisent ? Par où commencer la recherche pour mettre toutes les chances de son côté ?

Je vous propose de vous donner les clés d’une recherche d’informations réussie :

cles_recherche_informationUne recherche d’information se mène en trois étapes : Trouver, sélectionner, exploiter l’information. Passons-les en revue.

Trouver l’information

Le point de départ de notre recherche doit être de savoir ce que je cherche exactement : Est-ce une réponse à une question précise ? Est-ce je souhaite une confirmation de ce que je crois savoir ? Est-ce que je cherche à mieux connaitre un sujet dans son ensemble (par exemple, la vie des paysans au Moyen-âge).

Ensuite, je dois sélectionner le ou les outils qui me permettront de chercher l’information : dictionnaire, encyclopédie, moteur de recherche, annuaire, etc.

La plupart du temps, les internautes utilisent un moteur de recherche. Sais tu ce que c’est ?

Les moteurs de recherche sont tellement utilisés que certains les confondent avec le navigateur, ou même avec internet.

Il existe plusieurs moteurs de recherche : Google, Bing, Yahoo sont les plus connus. D’autres comme DuckDuckGo ou Qwant propose les mêmes outils, mais en garantissant aux utilisateurs de ne pas utiliser leurs données pour de la publicité. Il existe même un moteur de recherche pour les enfants : il s’agit de QwantJunior.

Tous ces moteurs de recherche fonctionnent sur le même principe : tu saisis un ou plusieurs mots-clés, et tu obtiens une longue liste de liens vers des sites internet qui correspondent à ces mots-clés.

Attention aux mots-clés que tu choisis, cela va modifier les résultats du moteur de recherche. Tu peux essayer dans QwantJunior les recherches suivantes « plus grand arbre » et « plus haut arbre« . Tu vois la différence ?

Savoir choisir ses mots-clés demande de s’entrainer, et de prendre le temps d’y réfléchir, avec ses copains par exemple.

À cette étape, tu dois avoir trouvé plusieurs sites concernant ta recherche. Il te faut désormais faire le tri.

Sélectionner l’information

Comment savoir si un site internet donne de vraies informations ? Ce n’est pas si facile et même les plus grands se trompent parfois. Le plus important, c’est de ne pas croire tout ce qui est écrit sans s’être posé quelques questions avant.

Pour cela, je te propose 6 questions : QUI ? QUOI ? QUAND ? POURQUOI ? OÙ ? COMMENT ?

Pour chaque site, tu peux te poser ces questions :

  • Qui est l’auteur ?
  • De quoi parle t-on ?
  • De quand date l’information ?
  • Pourquoi est publiée l’information ?
  • D’ provient l’information ?
  • Comment est présentée l’information

L’ensemble des réponses te permettra d’avoir plus ou moins confiance. N’oublie pas que pour avoir encore plus confiance dans une information, il faut la trouver à plusieurs endroits, c’est ce que l’on appelle le croisement des sources.

Enfin, lorsque tu auras trouvé l’information souhaitée, vérifie qu’elle réponde bien à ton besoin de départ, sinon tu risque de répondre à côté de la question !

Exploiter l’information

Trouver et sélectionner l’information est un travail qui demande de se poser beaucoup de questions, alors que l’utilisation d’internet nous parait très simple et très rapide.

Je vais ajouter encore une question à te poser : que vas-tu faire de cette information ?

Tu peux juste vouloir répondre à une question de ton enseignant(e). Tu veux peut-être utiliser cette information dans une production personnelle ; un exposé, une affiche, un album, etc. Tu peux également vouloir conserver cette information, parce que tu penses qu’elle sera utile plus tard, pour toi, ou pour d’autres personnes.

À ce sujet, as-tu vu que dans QwantJunior, il y avait des carnets ? À quoi servent-ils ?

Ce sera ma dernière question pour cet article. Tu l’auras compris, chercher, c’est se questionner. Il n’y a pas de réponse toute faite, mais tu prendras l’habitude petit à petit de savoir accorder ta confiance aux sites qui le méritent.

Le blog est il ringard ?

« Mais m’dame (m’sieur), les blogs c’est mort ! »

Il y a encore 8 ans, un adolescent sur deux possédait un blog.  Depuis l’apparition des réseaux sociaux, les jeunes se désintéressent de ce média, ne l’utilisent plus car c’est un média social qui « date » et qui n’est plus au goût du jour (comprenez « aussi vieux que les parents ») . Mais alors pourquoi s’investir dans un projet qui n’aura pas d’emblée l’adhésion des jeunes ?

Afin de débuter cette nouvelle année de concours il nous semblait pertinent de reposer ce débat : pourquoi faire un blog à l’heure où les réseaux sociaux semblent avoir pris le dessus ?

Déjà et avant tout, la temporalité du blog n’est pas la même que celle des réseaux sociaux. Les contenus des réseaux sont voués à être éphémères et leurs archivages restent limités et complexes. Nous sommes dans une culture de l’instant dans laquelle l’écriture n’est finalement qu’un outil anecdotique et non une fin en soi. Le contenu d’un blog en revanche peut encore être retrouvé des mois, des années après sa publication. On peut le mettre à jour, le remettre en valeur. L’écriture d’un blog a une trace.

Il va permettre aux élèves de renouer (nouer ?) avec le plaisir d’écrire. C’est un espace d’expression de l’élève dans lequel il expérimente la liberté d’écrire et de partager. En ce sens, tenir un blog avec ses élèves relève bien d’un atelier d’écriture à part entière. Il expérimente la responsabilité liée à la publication et au retour des lecteurs. Le blog élève le niveau d’exigence que l’on se donne.

Le blog permet également à tout les élèves de participer à un projet, peu importe leur niveau. Il renforce les notions de coopération et d’entraide. C’est un projet qui permet d’évaluer aussi les compétences primordiales du siècle en cours (créativité, esprit collaboratif…): faire acquérir des compétences et des savoirs mais aussi préparer au mieux le citoyen de demain.

Écrire pour le blog

Oubliez les codes d’écriture de la presse écrite, le web répond à ses propres règles.

kaboompics.com_Office Space_ Woman writing

http://kaboompics.com/one_foto/1282/office-space-woman-writing#

Savez-vous que ce sont des millions de billets qui sont postés tous les jours sur la blogosphère ? Mais tous les auteurs ne connaissent pas les règles qui régissent l’art de l’écriture bloguesque… Aujourd’hui, je vous propose quelques règles simples pour vous lancer à votre tour.

 

L’internaute n’est pas un lecteur comme les autres

kaboompics.com_iPhone 6 Plus and laptop on wooden desk

http://kaboompics.com/one_foto/1113/iphone-6-plus-and-laptop-on-wooden-desk#

Sur un support numérique, la lecture se fait plus lente car il agit comme un filtre. Il en découle un certain nombre de désagréments dont :

  • une lecture plus longue et plus difficile (à cause de la luminosité et de la surcharge d’information)
  • la nécessité de capter plus rapidement l’attention du lecteur
  • le défilement des textes de haut en bas et de gauche à droite (ce qu’on nomme le scrolling) ; ce qui provoque un problème de mémorisation de la position des informations)

Pour en savoir plus sur les différences entre la lecture sur écran et sur papier, vous pouvez consulter un dossier d’Eduscol intitulé « Lecture sur écran ».

L’internaute ne lit pas, il survole les informations en diagonale. Il est attiré par des expressions percutantes et des visuels accrocheurs. Il est impatient car volatile.

Pour toutes ces raisons, en tant que rédacteur, vous devez adapter votre style d’écriture.

 

Attirer et retenir les lecteurs

billet_nuage

Que ce soit le fond ou la forme, soignez tous les aspects de votre article pour en rendre la lecture plus facile. Trouvez le juste équilibre entre le fond et la forme en écrivant un article attrayant, pratique et utile.

Un article peut se découper en quatre parties : le titre, le chapeau, le corps et la conclusion.

  • Le titre doit être considéré comme un élément capital d’un article. Il doit être suffisamment clair et percutant pour susciter la curiosité. Il doit être court (entre 4 et 10 mots).
  • Le chapô est l’occasion d’accrocher encore le lecteur et doit rassembler des informations-clés dites « les 6W » (Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?).
  • Le corps de l’article doit être composé de paragraphes courts où chaque idée est développée dans un paragraphe différent. Les informations les plus importantes seront positionnées au début.
  • La conclusion peut être une synthèse des éléments les plus importants, une question ouverte, une interpellation du lecteur etc.

Privilégiez les phrases courtes avec un vocabulaire varié et des paragraphes aérés. Entre deux expressions équivalentes, choisissez toujours la plus courte (par exemple, utilisez « sauf » plutôt que « à l’exception de ».

Pensez à utiliser des repères temporels fixes pour assurer la pérennité du contenu de votre article (par exemple, « en février 2014 » plutôt que « le mois dernier »). Restez vous-même : n’essayez pas d’adopter un style qui ne vous ressemble pas !

N’oubliez pas de vous faire relire pour les fautes d’orthographe mais aussi pour la compréhension de vos contenus. Votre professionnalisme pourrait être remis en cause…

Si vous souhaitez traiter d’un sujet vaste, n’hésitez pas à écrire plusieurs billets. Quant au billet, il ne doit traiter qu’un seul sujet à la fois.

 

L’importance des illustrations

N’hésitez pas à illustrer vos propos avec des photos (dont la licence vous permet la réutilisation). Un article sera bientôt publié à ce sujet. Pensez également aux infographies ou aux vidéos, des comparaisons, des liens vers d’autres articles, etc.

3ZHG0XOIT6

https://stocksnap.io/photo/3ZHG0XOIT6

Les images doivent être choisies avec soin et surtout, elles doivent être en lien avec le contenu. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter l’article « L’image dans le texte : simple illustration ? ».

 

Écrire pour être (mieux) lu

La mise en forme est très importante :

  • pas d’italique (sauf pour les citations et les références bibliographiques) ;
  • pas de paragraphes en majuscules (dans le langage web, cela revient à hurler) ;
  • ne pas utiliser les soulignés (dans les conventions web, le soulignement est réservé aux liens hypertextes) ;
  • privilégier l’utilisation du gras (pour localiser et mettre en valeur les idées essentielles) ou encore une autre taille de police ;
  • utiliser aussi les retraits et les listes à puces…

 

Vous écrivez mais le sait-on ?

Favorisez les interactions en ouvrant les commentaires et acceptez la critique. Répondez également aux commentaires. Cela dit, soyez vigilant aux trolls. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article « Qu’est-ce qu’un Troll ? ».

Utilisez les titres pour structurer votre article. Un article « Derrière la page, du code… » vous explique pourquoi.

Utilisez des mots-clés dans des endroits stratégiques (ex. dans le titre et les sous-titres).

Pensez au référencement pour augmenter vos visiteurs. La notion de référencement sera traitée dans un autre article.

Utilisez les médias sociaux pour diffuser le lien.

 

Les 3 erreurs à éviter

 

Ne pas structurer son article.

Ecrire à chaud.

Ne pas tenir à jour son blog.

 

Vous l’aurez compris, l’écriture pour le web ne s’improvise pas, bien au contraire : elle se prépare, s’organise, se réfléchit. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut apprendre…

PS : n’hésitez pas à réagir sur cet article pour le compléter ou le commenter.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas oublier quand on écrit sur un blog ?

Écrire dans un blog, c’est se poser un certain nombre de questions :

Quelles images ai-je le droit d’utiliser pour illustrer mes articles ? Et non, si je fais Google Image, puis un copier coller….. je n’ai pas le droit ! Pour répondre à cette question, un article récapitule tout cela

Quand je signe de mon nom et/ou prénom un article, cela alimente mon e-réputation, et mon identité numérique. Ai-je le droit de le faire si je suis mineur sans autorisation parentale? Pourquoi ne pas utiliser un avatar ?

Je suis porteur du projet blog pour mes élèves. Ai-je le droit de publier des photos d’eux en activité? Leurs œuvres ? La voix de mes élèves ? Une vidéo qu’ils ont réalisé ? Dans laquelle ils sont ? Pour toutes ces questions, un article de la DANE, avec des liens dans certaines fiches mémo.

Qui est responsable de ce qui est publié dans un blog ? Pour répondre à cette question, il faut aller voir les mentions légales du blog. Petit rappel pour les participants au concours, vous devez réaliser votre propre page de mentions légales si celles-ci n’apparaissent pas dans le thème que vous avez choisi.

Comment rendre mon blog plus interactif ? Et comment l’organiser au niveau des menus ?

D’autres question ? Utilisez les commentaires !

Texte de substitution et légendes pour améliorer l’accès à tous

Les trois singes sageshttp://fr.freepik.com/photos-libre/trois-singes_571826.htm

Saviez-vous que plus que 40% de la population est affecté par une déficience?
Saviez-vous que les personnes plus de 50 ans représentent 30% des internautes et les plus de 74 ans 16%?
Et savez-vous qu’est-ce que l’accessibilité web?

Sur Wikipédia, l’accessibilité de tous à un site web est définie comme l’accès au contenu de ce site quelques soient les handicaps :  visuels (cécité, trouble de la vision, daltonisme, achromatopsie), auditifs (surdité totale ou partielle), moteurs, cognitifs ou neurologiques, ou encore liés au vieillissement.

Des normes et recommandations

World Wide Web consortiumLes personnes ayant une déficience visuelle utilisent des « Lecteurs d’écran » pour prendre connaissance du contenu d’une page web ( exemple: http://www.nvda-fr.org/).

Afin que ces lecteurs d’écran fonctionnent bien et puissent décrire l’intégralité du contenu d’une page, il est indispensable de suivre les normes données par le W3C au travers du WCAG (Web Content Accessibility Guidelines). Pour plus d’information : https://www.w3.org/TR/WCAG20/. Ainsi, comment le contenu de l’image en haut de cet article pourrait être comprise d’une personne ayant des troubles visuels ?

La première recommandation du WCAG est de « fournir des alternatives équivalentes aux contenus visuels et auditifs (images statiques ou animées, contenus audio et vidéo) ; »

Ajouter des textes de substitution ou légendes dans ma page web

Les images constituent le premier obstacle majeur à l’accessibilité des pages Web. En y associant une description, les lecteurs d’écran pourront lire celle-ci en remplacement de l’image.

L’attribut alt

L’attribut alt est le principal vecteur des textes alternatifs pour :

  • les images img ;
  • les zones réactives des images cliquables area ;
  • les boutons de formulaire input type="image".

Ces descriptions doivent être concises et complètes. Les termes les plus importants doivent être placés au début du texte.

L’attribut longdesc et le lien D

Si la description excède 10 mots, il faut en effet envisager le recours à l’attribut longdesc des éléments img, qui crée un lien vers cette description détaillée placée dans un document annexe. Cependant, le support de cet attribut est encore très partiel. On le remplace donc fréquemment par un lien « D » (pour Description) : placé après la balise image, ce lien, avec la lettre « D » en guise de texte, mène à la page de description de l’image. C’est particulièrement utile dans le cas des images contenant des informations complexes, telles les graphiques.

Attention toutes les images ne sont pas concernées

Seules les images dites « significatives » doivent-être substituées. Il s’agit:

  • d’images ayant un sens,
  • des images porteuses d’un lien
  • ou du texte en image.

Les images transparentes ou à titre décoratif ne nécessiteront pas de légende.

Pour illustrer cet article voici une vidéo issue du site www.access-key.org réalisée par l’université de Nice Sophia Antipolis.

 

Alors, quels texte alternatif et légende pourrions-nous proposer à l’image en tête de cet article?

En cliquant sur une image insérée dans un article du blog, il est possible d’insérer ces informations et donc d’être plus accessible.