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Un nouveau témoignage d’une enseignante à découvrir

Merci de trouver ci-dessous un témoignage d’une enseignante qui a participé au concours l’année dernière, et qui est allée en finale !

« Quand j’ai entendu parler du concours de blog, lors d’une formation en novembre 2016, j’ai tout de suite pensé aux avantages d’avoir un blog de classe quasiment « clé en main ».  Et j’ai foncé : j’ai immédiatement parlé du projet aux élèves, ils ont validé l’idée.

Mes objectifs, en adhérant à ce projet, pour mes élèves en très grande difficulté, étaient essentiellement de :

– Restaurer un rapport à l’écrit douloureux.

– Donner du sens à l’écrit, aux apprentissages

– Favoriser l’initiative, la coopération et l’autonomie.

– Développer l’estime de soi en communiquant sur les travaux, les projets et les réussites de la classe, sous une forme attractive (numérique) qui peut être présentée à tout le monde

Et effectivement, le blog de classe a permis de motiver mes élèves à aller jusqu’à une forme aboutie de communication autour des projets : il fallait laisser une trace compréhensible et esthétique autour des travaux réalisés.

J’ai la chance d’avoir un petit effectif de classe, et d’avoir également 4 ordinateurs dans ma salle. Chaque projet était discuté en conseil d’élèves et nous décidions ensemble si nous en parlerions dans le blog et quelle forme l’article prendrait. On décidait aussi qui écrirait l’article et comment.

il n’y avait pas de moment dédié au blog dans l’emploi du temps, les articles étaient préparés au fur et à mesure de l’avancement des projets, et pour beaucoup d’entre eux, discutés et validés collectivement.

Quand j’ai appris que nous étions en finale, je me souviens de ma fierté et de celle de mes élèves, et je me souviens surtout de ce qu’ils m’avaient dit lors de l’inscription au concours : « A quoi ça sert ? De toutes façons, on ne gagne jamais…Mais bon, un blog, c’est bien »

La finale à Dijon a été « la cerise sur le gâteau », la reconnaissance de leur travail et de leur investissement.

Alors cette année, nous sommes déjà repartis, nous continuons d’alimenter notre blog, avec cette fois la contribution du professeur documentaliste qui mène de nombreux projets avec mes élèves et avec l’espoir d’arriver cette année encore en finale. »

Françoise Lurier Coordonatrice ULIS collège 58210 Vrazy

Logiciel libre ou gratuit : quelles différences ?

Quelques explications pour en finir avec les amalgames

 

En réalité, le titre de cet article ne pose pas la bonne question… Mais avant d’aller plus loin dans les explications, je vous propose de répondre au vrai-faux qui suit. Comptez moins de 2 minutes pour le réaliser. Si vous obtenez 100 % de bonnes réponses, vous n’aurez pas besoin de lire le reste de l’article ;o)

Vous êtes encore là ;o) ? Comme je le disais au début de l’article, la question est mal posée. Au lieu de se demander si un logiciel est libre ou gratuit, on devrait se demander s’il est gratuit ou payant ET s’il est libre ou propriétaire.

Que faut-il savoir sur les logiciels libres ?

Quatre libertés fondamentales sont rattachées aux logiciels libres :

Pour permettre à l’utilisateur d’étudier le fonctionnement du logiciel et de le modifier, il est nécessaire d’avoir accès au code source ; c’est-à-dire « la recette de fabrication » du logiciel.  Il ne faut pas confondre dès lors les logiciels libres et les logiciels OpenSource qui autorisent l’étude du code source sans nécessairement en permettre la modification.

Le meilleur moyen de savoir dans quelle situation on se trouve c’est de consulter la licence rattachée au logiciel.

Et puisque nous parlons de licence…

Une licence décrit les droits et libertés rattachés au logiciel. La GNU-GPL est la licence la plus connue et la plus répandue dans le monde du logiciel libre. Elle introduit la notion de le copyleft (que l’on peut traduire par gauche de l’auteur) qui implique que les versions modifiées du logiciel soient aussi publiées et partagées sous licence libre. Le copyleft est donc une règle qui protège les libertés fondamentales décrites plus hautes. Lorsqu’on redistribue un programme, on ne peut pas rajouter de restriction (écriture, diffusion etc.). Avec le copyleft, un logiciel libre le reste pour toujours.

La réflexion autour des licences ne se limite pas aux logiciels. C’est le cas de certaines licences Creative Common pour des créations diverses (audio, vidéo, image, texte…). Ci-après, une infographie très détaillée :

Infographie_attribution_licences_F.Bordignon_modifiee

Dernière précision, la licence accompagne les logiciels qu’ils soient libres ou propriétaires .

Et puisque nous parlons de logiciel propriétaire…

En réalité, le terme « propriétaire » est erroné ; on doit parler de « logiciel privateur » en opposition à « libre ». Sa licence est dite « fermée » dans le sens où elle ne donne pas accès aux quatre libertés qui font référence aux logiciels libres.

Bref, que retenir ?

Trois phrases pour comprendre facilement ce qui vient d’être dit :

Le logiciel libre implique que l’auteur met le code source de son logiciel à la disposition des utilisateurs désireux de l’utiliser ou d’en modifier le code pour lui apporter quelques améliorations.
Les logiciels libres sont souvent gratuits mais… les logiciels gratuits ne sont pas toujours libres.
Un logiciel privateur peut être payant ou gratuit.

Des exemples :
Propriétaire payant… comme Windows (système d’exploitation)
Propriétaire gratuit… comme Avast ! Home Edition (antivirus)
Libre gratuit… comme Mozilla Firefox (navigateur web) ou Gimp (traitement d’images)
Libre payant… comme Redhat (distribution Linux orientée vers le marché commercial)

Voilà, une première approche pour s’en sortir mais la question est plus complexe et ne peut se définir par un unique article.

Un plugin pour rendre ses articles plus interactifs

Utilisation de H5P dans WordPress : #1 présentation générale

Utilisation de H5P dans WordPress : #2 Créer son premier diaporama

Utilisation de H5P dans WordPress : #3 Ajouter des activités

Utilisation de H5P dans WordPress : #4 Publier le diaporama dans un article

N’hésitez pas à signaler dans les commentaires vos chefs d’œuvre !

Merci de faire la demande par mail à Clairelle Lestage pour que l‘on vous installe ce qu’il faut dans votre blog pour pouvoir utiliser H5P ! Il faut 2 minutes pour le faire.

Intégrer des vidéos ou des sites externes dans ses articles

Dans un article, il est courant de vouloir inclure une vidéo une vidéo, une image interactive…

Le moteur WordPress n’est pas toujours adapté à la manipulation de ce type de contenus. Heureusement, Internet offre une solution : les iframes, véritables « cadres » dans l’article permettant d’afficher le contenu d’un autre site au choix dans l’espace indiqué.

Pour insérer un iframe dans son article, il suffit alors d’utiliser la balise [iframe] :

[iframe width="1280" height="850" src="//www.thinglink.com/card/920686387026460674" type="text/html" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen scrolling="no"]

Voici les différentes options utilisées pour cette balise :

  • width : largeur du cadre (en pixels par défaut)
  • height : hauteur du cadre (en pixels par défaut)
  • src : adresse du contenu à afficher dans le cadre (ici, une image cliquable)
  • type : type de contenu à inclure, laisser « text/html » dans le doute
  • frameborder : taille en pixels de la bordure à afficher (0 pour ne pas en avoir)
  • webkitallowfullscreen/mozallowfullscreen/allowfullscreen : autoriser le plein écran dans Chrome, Firefox et les autres navigateurs
  • scrolling : afficher un ascenseur si le contenu ne tient pas dans les dimensions du cadre

Remarque : certains sites proposent déjà des codes tout prêt à insérer dans une page web. La notation <iframe> n’est pas supportée directement pas WordPress, il est nécessaire de la transformer en balise (remplacer « < » et « > » par des crochets et supprimer la partie </iframe>).

Pour une vidéo Mediane, par exemple :

<iframe frameborder="0" width="1330" height="770" src="https://be1d.ac-dijon.fr/mediane/m/338/d/i" webkitAllowFullScreen="true" mozallowfullscreen="true" allowFullScreen="true"></iframe>

devient

[iframe frameborder="0" width="1330" height="770" src="https://be1d.ac-dijon.fr/mediane/m/338/d/i" webkitAllowFullScreen="true" mozallowfullscreen="true" allowFullScreen="true"]

Bonne rédaction 🙂

Guillaume Laville – Responsable des plateformes d’hébergement – DSI du rectorat de Dijon

Et si on prenait le temps de lire le témoignage d’une enseignante de collège !

Vous trouverez ci-dessous le témoignage de Madame Romano, professeur documentaliste du collège St-Cyr à Matour (71). N’hésitez pas à aller voir ici le blog dont elle parle !

Merci encore à elle.

Pour ce qui est du témoignage, je ne sais pas si notre blog peut vous intéresser, mais pour mes élèves et moi, cela a été une belle expérience.

Tout d’abord, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les élèves sont parfois trop impressionnés pour oser se lancer. C’est petit-à-petit qu’ils prennent conscience qu’ils peuvent valoriser ce qu’ils créent en en parlant, en le montrant. Certains ont ainsi réalisé que leur travail ou leurs activités pouvaient avoir de l’intérêt et ont été encouragés.

Je pense notamment ici aux élèves qui s’étaient lancés dans la création d’un manga. Le fait de raconter les étapes de leur création (toujours en cours) les a aidés à tenir sur le long terme, clarifier leurs idées, poser des jalons intermédiaires et voir en perspective l’avancée de leurs travaux.

Aujourd’hui 3 des 4 élèves désirent poursuivre leur projet et acceptent pleinement l’idée qu’un tel projet demande du temps, du sérieux, le courage de revenir en arrière pour reprendre et modifier ce qui doit l’être. Ils ont convaincu 3 autres de se lancer dans leur propre projet d’adaptation et de transposition d’une série télévisée anglo-saxonne dans l’univers du manga.

D’autres ont appris que pour être valorisés, il fallait « oser » :  oser créer, oser parler, se montrer, qu’il y avait un intérêt à prendre des risques.

Pour les élèves de notre collège rural qui manquent parfois de confiance en eux cela a constitué un tremplin vers l’écriture et la communication.

Même si mes élèves sont moins nombreux en clubs cette année, j’espère vivement pouvoir garder cet espace dans lequel ils se racontent et s’exposent, exposent leurs productions.

Bien cordialement,
E. Romano
professeur-documentaliste
Collège St-Cyr à Matour (71)