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Structurer son texte : tout un programme !

Produire un billet de blog demande du travail. Il ne suffit pas d’écrire un texte, encore faut-il le mettre en forme ! Pour ce faire, il est conseillé d’utiliser toutes les opportunités offertes par le HTML (HyperText Markup Language), langage descriptif utilisé pour les pages internet. Heureusement, vous n’êtes pas obligé d’être expert en HTML, en effet, l’éditeur qui vous est proposé va vous aider !

Mais pourquoi mettre en forme ?

Cette mise en forme inclut bien sûr le choix et le positionnement des illustrations, mais aussi – et surtout – la structuration du texte, qui est essentielle à trois titre :

  1. Un texte bien structuré est plus facile à lire pour le lecteur : on comprend mieux la logique de l’auteur, on suit mieux sa démarche intellectuelle.
  2. Un texte bien structuré est plus facile à lire par un robot : ces machines qui parcourent le web à longueur de journées, indexent les pages pour vous les resservir lorsque vous posez une question à votre moteur de recherche préféré, s’appuient sur la structuration HTML du texte pour repérer les mots clés et catégoriser votre article.
  3. Il est beaucoup plus facile de configurer l’esthétique d’un texte bien structuré. Le langage CSS (Cascading Style Sheet) permet de définir tous les paramètres de votre page (police, couleurs, taille de texte, alignement, …) en s’appuyant sur la structure HTML de vos documents. C’est en s’appuyant sur ces possibilités que les couleurs des titres  des articles de ce blog s’adaptent à la catégorie dans laquelle chaque billet est référencé.

On peut donc analyser une page web selon trois niveaux :

  • le contenu, qui correspond au texte brut,
  • la structure, apportée par le langage HTML qui permet de présenter l’organisation logique et l’articulation des différents éléments présentés ( = la logique de votre pensée),
  • la présentation, gérée par le langage CSS, qui apporte l’aspect esthétique de votre production.

Cette idée de mettre en forme n’est elle utile que sur Internet ?

Non, bien sûr, et voici deux exemples.

1 – Avec un traitement de texte

Si vous avez un document long à réaliser (un rapport de stage, un mémoire, une dissertation, …) vous trouverez pratique d’utiliser les styles proposés par votre traitement de texte. Cela vous permettra :

  • de structurer votre document,
  • de vérifier que la structure est cohérente : les chapitres s’enchainent bien, les niveaux de paragraphes et sous-paragraphes sont cohérents, …
  • d’avoir une mise en page cohérente tout au long de votre document,
  • de générer automatiquement une table des matières.

2 – Avec un papier et un crayon

Guillaume Apollinaire est un grand auteur français, célèbre pour ses calligrammes. Voici ci-dessous trois versions du même poème. Même si c’est un exemple manuscrit, il permet de bien comprendre la différence entre le texte, sa structuration et sa présentation.

a) le texte brut

Reconnais-toi
Cette adorable personne c’est toi sous le grand chapeau canotier Œil  Nez La bouche Voici l’ovale de ta figure Ton cou exquis Voici enfin l’imparfaite image de ton buste adoré  vu comme à travers un nuage Un peu plus bas c’est ton cœur qui bat.

b) le texte structuré

Reconnais-toi
Cette adorable personne c’est toi
Sous le grand chapeau canotier
Œil
Nez
La bouche
Voici l’ovale de ta figure
Ton cou exquis
Voici enfin l’imparfaite image de ton buste adoré  vu comme à travers un nuage
Un peu plus bas c’est ton cœur qui bat

c) le calligramme

calligramme de Guillaume Apollinaire

Alors, quelle version vous semble la plus poétique ?

 

Mon mot de passe est-il sécurisé ?

« 123456 »
« azerty »
« soleil »
« iloveyou »
« password »
….
Ai-je trouvé votre mot de passe ?
Ou peut-être ne suis-je pas loin ?
Si oui, cela est très inquiétant…
Ces mots de passe sont parmi les plus répandus sur internet.

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Savez-vous que si votre mot de passe est trop commun, il faudra moins d’une seconde à un pirate informatique pour le découvrir ?

Mettre un mot de passe sur un compte en ligne, c’est souvent un casse-tête, il faut pouvoir s’en rappeler facilement, on se dit qu’il est plus simple de mettre un terme qui nous parle : une date d’anniversaire, le prénom d’un membre de la famille, … Et tant qu’à faire, on va mettre le même pour tous nos comptes !

C’est l’erreur que font la majorité des internautes qui prennent cette procédure un peu trop à la légère, les mots de passe sont les protecteurs de vos données. S’ils sont négligés, les dégâts pourraient être particulièrement ennuyeux : accès à votre messagerie ou à vos comptes de réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook. Est-ce que cela vous plairait qu’un pirate informatique s’amuse à dire n’importe quoi à vos amis sur Facebook ?

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Des sites pour tester la force du mot de passe

La majorité des services en ligne proposent maintenant un testeur de mot de passe qui vous informe de la solidité de votre mot de passe lorsque vous devez créer un compte.

Voici toutefois une liste de sites qui vous diront s’il est temps de changer le votre :

Alors comment sécuriser un mot de passe ?

Certaines « règles » permettent d’avoir un mot de passe qui dispose d’un minimum de sécurité.

  1. Ne lésinez pas sur la longueur : les mots de passe trop courts sont encore plus faciles à trouver, il est conseillé d’avoir au moins 8 caractères.
  2. Mélangez les types de caractères : il est important de les varier, vous pouvez mélanger des majuscules et des minuscules, rajouter des chiffres et aussi des caractères spéciaux tels que ? % ; / ! $
  3. Évitez au maximum les mots du dictionnaire : c’est le premier test qu’un pirate informatique réalisera, il dispose d’une immense base de données contenant tous les mots du dictionnaire et lancera donc son attaque jusqu’à ce que le mot de passe soit dévoilé.
  4. Votre mot de passe doit être unique : chaque site / service doit avoir son propre mot de passe. Si un de vos mots de passe est cassé, cela évitera d’avoir accès à tous vos autres services.

Quelques techniques pour générer un mot de passe sécurisé et surtout le retenir

C’est bien beau tout ça, mais ça rend mon mot de passe très complexe et difficile à retenir !

Voici deux techniques utilisant des moyens mnémotechniques :

Technique 1 :

La première consiste à prendre une phrase, une citation, un titre de film qui nous plaît et qu’on retient facilement.

Prenons par exemple une citation de Confucius : « Le silence est un ami qui ne trahit jamais »

On peut donc sélectionner les première lettres de chaque mot, ce qui donne « lseuaqntj »

Bien ! On a un mot de passe de 9 caractères qui n’est pas dans le dictionnaire.

… mais d’après ce qu’on a vu précédemment, on peut faire mieux, on va le complexifier en mélangeant des majuscules et des minuscules : « LseuAqntJ »

Maintenant on va transformer certaines lettres en chiffres, « un » peut être changé en « 1 », le « s » ressemble au chiffre « 5 » : « L5e1AqntJ »

Enfin pour le fun on va rajouter un caractère spécial (ou plusieurs) : « L5e1AqntJ! »

Et voilà ! « L5e1AqntJ! » est un mot de passe sécurisé qu’on pourra retrouver à partir de la citation d’origine.

Technique 2 :

Vous aimez écrire en SMS ?
Alors pourquoi ne pas générer un mot de passe en SMS ?

Sur le même principe que la technique précédente, nous allons créer un mot de passe en substituant les sonorités des mots par des chiffres ou d’autres sonorités qui s’en rapprochent.

Prenons la phrase : « J’ai eu un cours de maths ce matin, c’était trop bien ! »

Cela donnerait : « Gu1Kour2MatCeMat1,CTtrobi1! »

Pas mal non ?

Utiliser un site pour générer mon mot de passe

Vous pouvez toujours utiliser des sites spécialisés qui vous permettent de générer aléatoirement un mot de passe sécurisé, il en existe des tonnes sur internet, en voici deux exemples :

Conclusion

Voilà, vous être prêt à générer un vrai mot de passe !

Attention, un mot de passe se périme, pensez à le changer de temps en temps.

Bien sûr, la terre entière ne cherche pas à voler tous vos comptes en ligne, mais cela permettra de les sécuriser un minimum et de garder l’esprit tranquille.

Et surtout, ne le donnez à personne !

Un bon mot… de passe !

Un mot de passe est une suite de caractères (des lettres, des chiffres, des symboles comme +, # ou §, etc.) qui protège l’accès à un service, des documents…

Dans le conte Ali Baba et les Quarante Voleurs, le voleurs doivent prononcer le célèbre mot de passe « Sésame, ouvre-toi ! » pour que s’ouvre la porte secrète de leur caverne.

Les mots de passe sont très utilisés sur Internet, où ils jouent le même rôle que les clefs qui ferment les portes des maisons pour les protéger des voleurs.

Pour accéder à ce qu’il protège (un compte de messagerie, par exemple), il faut le connaitre, tout comme il faut avoir la clé pour ouvrir sa maison.

Pour être efficace, un mot de passe doit être robuste, c’est-à-dire difficile à deviner ou à retrouver.

Voici quelques mots de passe très faciles à retrouver :

12345678 ; azerty ; password ; admin ; 123123

Voici quelques mots de passe bien plus robustes : P@ssw0rd ; e27SMhf9 ;
65,6Nt6FjFae={Q

Pour fabriquer un « bon » mot de passe, il faut respecter quelques recommandations :

  • Il doit être secret (ne surtout pas le noter sur un morceau de papier, ce serait comme laisser la clé de la maison sur la porte).
  • Il ne doit pas avoir de lien avec vous (le nom de votre animal de compagnie par exemple) mais il doit être facile à retenir.
  • Il doit comporter au moins huit caractères.
  • Il doit comporter plusieurs types de caractères (majuscules, minuscules, chiffres, caractères spéciaux).
  • Il ne doit pas figurer dans un dictionnaire.

De plus, pour plus de sécurité, il faudrait le changer régulièrement, ne pas l’utiliser pour plusieurs services (messagerie et réseaux sociaux par exemple).

Lorsqu’un pirate informatique souhaite découvrir un mot de passe, il dispose essentiellement de deux techniques :

  • L’attaque par dictionnaire: le principe est assez simple, il s’agit d’essayer les combinaisons les plus utilisées par la majorité des utilisateurs (prénoms, noms de famille, certains mots ou expressions usuelles comme « football », « azerty », « 123456 », noms d’animaux, …)
    A l’aide d’un ordinateur,  on essaie les mots de certains dictionnaires usuels, comme les dictionnaires des prénoms, les dictionnaires de patronymes d’un pays ou d’une culture, d’un dictionnaire de noms d’animaux,. Si votre mot de passe est maman ou virginie par exemple, il suffira de quelques fractions de seconde pour le découvrir.
  • L’attaque par force brute : cette fois-ci, toujours à l’aide d’un ordinateur, on essaie toutes les suites de caractères possibles. Dans ce cas, plus le mot de passe est long et compliqué, plus il faudra de temps pour le découvrir.
    Supposons par exemple que l’on n’ait droit qu’aux voyelles pour fabriquer un mot de passe de trois caractères.

Le mot de passe a donc la structure suivante :
Chaque caractère doit être l’une des six voyelles, il y donc six possibilités pour le 1er caractère, six pour le 2e et six pour le 3e.

Cela fait donc 6 × 6 × 6  = 36  possibilités différentes.

Un être humain pourrait en relativement peu de temps essayer toutes les possibilités et donc découvrir le mot de passe.

Si par exemple, on s’autorise les majuscules et minuscules, cela nous fera 12 possibilités pour chaque caractère (six voyelles minuscules et six voyelles majuscules).
Donc en tout  12 × 12 × 12 = 1728 possibilités.

C’est déjà plus long pour un être humain mais toujours un jeu d’enfant pour un ordinateur !

En procédant de la même manière, il n’est pas très compliqué de déterminer le nombre de mots de passe de huit caractères différents que l’on peut créer avec les 26 lettres de l’alphabet et les 10 chiffres :
36 × 36 × 36 × 36 × 36 × 36 ×36 × 36 = 2 821 109 907 456 possibilités. Ça devient beaucoup plus sérieux ! Ceci-dit, un ordinateur récent ne mettrait qu’une dizaine de minutes à les essayer tous…
Comme on le voit, plus on augmente le nombre et le type de caractères possibles, plus on augmente de nombres de mots de passe différents. On peut autoriser les lettres, majuscules ou minuscules, les chiffres, les caractères spéciaux, allonger le mot de passe…
Pour se fabriquer un mot de passe assez fort et assez facile à retenir, on peut utiliser par exemple :

  • La méthode des premières lettres : la citation « qui vole un œuf vole un bœuf ! » donnera par exemple : qV19V1b!
  • La méthode phonétique : « J’ai acheté huit cd pour cent euros cet après-midi » deviendra ght8CD%E7am

Pour en savoir plus :

https://fr.vikidia.org/wiki/Mot_de_passe
https://www.ssi.gouv.fr/guide/mot-de-passe/
https://security.web.cern.ch/security/recommendations/fr/passwords.shtml
https://www.cnil.fr/fr/construire-un-mot-de-passe-sur-et-gerer-la-liste-de-ses-codes-dacces

Un petit Quizz pour vérifier vos connaissances

‘Un troll a commenté mon article’ : qu’est-ce que ça veut dire ?

Vous avez peut-être déjà entendu des histoires de troll, ces personnages mystérieux des légendes nordiques. Mais ce sont pourtant des personnages imaginaires, non ? alors pourquoi vous dit-on qu’un troll a commenté votre article ?

Jan Hammershaug – Creative ommons CC-BY

Qu’est-ce qu’un troll ?

Internet est un espace public et ouvert. Cela ne garantit pas que toutes les personnes que l’on y rencontre soient bienveillantes et positives.

Dans le langage internet, un troll est une personne qui s’invite dans une discussion et va y semer la pagaille. Il ne cherche pas à apporter un contenu ou un point de vue constructif mais plutôt à contredire le contenu présenté. Ses commentaires sont critiques voire blessants. Ils peuvent même être violents ou insultants de façon gratuite et injustifiée.

Il arrive souvent que le troll agisse caché derrière un pseudo : cela lui donne l’impression d’être plus fort et de pouvoir faire ce qu’il veut ‘librement’.  En fait, cela ne change rien, il est toujours responsable de ce qu’il écrit et il existe des moyens de le retrouver, même s’il ne se dévoile pas.

Et comment réagir ?

Ces personnes sont très désagréables et l’attitude la plus efficace à leur opposer est de les ignorer. Pour cela, voici quelques conseils :

  1. L’essentiel quand vous êtes confronté à un troll est de ne pas croire ce qu’il vous dit et de garder confiance en vous. C’est facile à dire, mais compliqué à faire ! C’est pour cela que le point suivant est très important …
  2. Parlez-en avec un adulte : vos parents ou votre enseignant, par exemple. Ils pourront vous aider à garder votre calme, à prendre du recul face à ces interventions.
  3. Si les propos sont vulgaires, insultants, violents, supprimez-les ! il est important de ne pas laisser ces contributions visibles. D’abord, elles nuisent à la qualité de votre blog et c’est dommage. Ensuite, le directeur de publication de votre blog (= le directeur de l’école ou votre enseignant)  est responsable de tous les contenus publiés sur votre blog  (dont les commentaires), et il n’a pas besoin qu’on lui rajoute des soucis !!!
  4. Ne répondez pas à leurs messages. Ils cherchent la ‘bagarre’ ? Ne réagissez pas, ils s’essouffleront tous seuls. Leur comportement est toujours très énervant, mais c’est en les ignorant que vous leur montrerez que vous êtes plus fort qu’eux.

Il existe de nombreuses façons de commenter un article sans être pertinent. Le troll en est la version la plus violente et désagréable. Si vous voulez en savoir plus sur toutes les facettes du commentaire désagréable, vous pouvez lire cet article de Coreight à propos des « commentateurs lourds sur internet« .