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‘Un troll a commenté mon article’ : qu’est-ce que ça veut dire ?

Vous avez peut-être déjà entendu des histoires de troll, ces personnages mystérieux des légendes nordiques. Mais ce sont pourtant des personnages imaginaires, non ? alors pourquoi vous dit-on qu’un troll a commenté votre article ?

Jan Hammershaug – Creative ommons CC-BY

Qu’est-ce qu’un troll ?

Internet est un espace public et ouvert. Cela ne garantit pas que toutes les personnes que l’on y rencontre soient bienveillantes et positives.

Dans le langage internet, un troll est une personne qui s’invite dans une discussion et va y semer la pagaille. Il ne cherche pas à apporter un contenu ou un point de vue constructif mais plutôt à contredire le contenu présenté. Ses commentaires sont critiques voire blessants. Ils peuvent même être violents ou insultants de façon gratuite et injustifiée.

Il arrive souvent que le troll agisse caché derrière un pseudo : cela lui donne l’impression d’être plus fort et de pouvoir faire ce qu’il veut ‘librement’.  En fait, cela ne change rien, il est toujours responsable de ce qu’il écrit et il existe des moyens de le retrouver, même s’il ne se dévoile pas.

Et comment réagir ?

Ces personnes sont très désagréables et l’attitude la plus efficace à leur opposer est de les ignorer. Pour cela, voici quelques conseils :

  1. L’essentiel quand vous êtes confronté à un troll est de ne pas croire ce qu’il vous dit et de garder confiance en vous. C’est facile à dire, mais compliqué à faire ! C’est pour cela que le point suivant est très important …
  2. Parlez-en avec un adulte : vos parents ou votre enseignant, par exemple. Ils pourront vous aider à garder votre calme, à prendre du recul face à ces interventions.
  3. Si les propos sont vulgaires, insultants, violents, supprimez-les ! il est important de ne pas laisser ces contributions visibles. D’abord, elles nuisent à la qualité de votre blog et c’est dommage. Ensuite, le directeur de publication de votre blog (= le directeur de l’école ou votre enseignant)  est responsable de tous les contenus publiés sur votre blog  (dont les commentaires), et il n’a pas besoin qu’on lui rajoute des soucis !!!
  4. Ne répondez pas à leurs messages. Ils cherchent la ‘bagarre’ ? Ne réagissez pas, ils s’essouffleront tous seuls. Leur comportement est toujours très énervant, mais c’est en les ignorant que vous leur montrerez que vous êtes plus fort qu’eux.

Il existe de nombreuses façons de commenter un article sans être pertinent. Le troll en est la version la plus violente et désagréable. Si vous voulez en savoir plus sur toutes les facettes du commentaire désagréable, vous pouvez lire cet article de Coreight à propos des « commentateurs lourds sur internet« .

Un nouveau témoignage d’une enseignante à découvrir

Merci de trouver ci-dessous un témoignage d’une enseignante qui a participé au concours l’année dernière, et qui est allée en finale !

« Quand j’ai entendu parler du concours de blog, lors d’une formation en novembre 2016, j’ai tout de suite pensé aux avantages d’avoir un blog de classe quasiment « clé en main ».  Et j’ai foncé : j’ai immédiatement parlé du projet aux élèves, ils ont validé l’idée.

Mes objectifs, en adhérant à ce projet, pour mes élèves en très grande difficulté, étaient essentiellement de :

– Restaurer un rapport à l’écrit douloureux.

– Donner du sens à l’écrit, aux apprentissages

– Favoriser l’initiative, la coopération et l’autonomie.

– Développer l’estime de soi en communiquant sur les travaux, les projets et les réussites de la classe, sous une forme attractive (numérique) qui peut être présentée à tout le monde

Et effectivement, le blog de classe a permis de motiver mes élèves à aller jusqu’à une forme aboutie de communication autour des projets : il fallait laisser une trace compréhensible et esthétique autour des travaux réalisés.

J’ai la chance d’avoir un petit effectif de classe, et d’avoir également 4 ordinateurs dans ma salle. Chaque projet était discuté en conseil d’élèves et nous décidions ensemble si nous en parlerions dans le blog et quelle forme l’article prendrait. On décidait aussi qui écrirait l’article et comment.

il n’y avait pas de moment dédié au blog dans l’emploi du temps, les articles étaient préparés au fur et à mesure de l’avancement des projets, et pour beaucoup d’entre eux, discutés et validés collectivement.

Quand j’ai appris que nous étions en finale, je me souviens de ma fierté et de celle de mes élèves, et je me souviens surtout de ce qu’ils m’avaient dit lors de l’inscription au concours : « A quoi ça sert ? De toutes façons, on ne gagne jamais…Mais bon, un blog, c’est bien »

La finale à Dijon a été « la cerise sur le gâteau », la reconnaissance de leur travail et de leur investissement.

Alors cette année, nous sommes déjà repartis, nous continuons d’alimenter notre blog, avec cette fois la contribution du professeur documentaliste qui mène de nombreux projets avec mes élèves et avec l’espoir d’arriver cette année encore en finale. »

Françoise Lurier Coordonatrice ULIS collège 58210 Vrazy

Logiciel libre ou gratuit : quelles différences ?

Quelques explications pour en finir avec les amalgames

 

En réalité, le titre de cet article ne pose pas la bonne question… Mais avant d’aller plus loin dans les explications, je vous propose de répondre au vrai-faux qui suit. Comptez moins de 2 minutes pour le réaliser. Si vous obtenez 100 % de bonnes réponses, vous n’aurez pas besoin de lire le reste de l’article ;o)

Vous êtes encore là ;o) ? Comme je le disais au début de l’article, la question est mal posée. Au lieu de se demander si un logiciel est libre ou gratuit, on devrait se demander s’il est gratuit ou payant ET s’il est libre ou propriétaire.

Que faut-il savoir sur les logiciels libres ?

Quatre libertés fondamentales sont rattachées aux logiciels libres :

Pour permettre à l’utilisateur d’étudier le fonctionnement du logiciel et de le modifier, il est nécessaire d’avoir accès au code source ; c’est-à-dire « la recette de fabrication » du logiciel.  Il ne faut pas confondre dès lors les logiciels libres et les logiciels OpenSource qui autorisent l’étude du code source sans nécessairement en permettre la modification.

Le meilleur moyen de savoir dans quelle situation on se trouve c’est de consulter la licence rattachée au logiciel.

Et puisque nous parlons de licence…

Une licence décrit les droits et libertés rattachés au logiciel. La GNU-GPL est la licence la plus connue et la plus répandue dans le monde du logiciel libre. Elle introduit la notion de le copyleft (que l’on peut traduire par gauche de l’auteur) qui implique que les versions modifiées du logiciel soient aussi publiées et partagées sous licence libre. Le copyleft est donc une règle qui protège les libertés fondamentales décrites plus hautes. Lorsqu’on redistribue un programme, on ne peut pas rajouter de restriction (écriture, diffusion etc.). Avec le copyleft, un logiciel libre le reste pour toujours.

La réflexion autour des licences ne se limite pas aux logiciels. C’est le cas de certaines licences Creative Common pour des créations diverses (audio, vidéo, image, texte…). Ci-après, une infographie très détaillée :

Infographie_attribution_licences_F.Bordignon_modifiee

Dernière précision, la licence accompagne les logiciels qu’ils soient libres ou propriétaires .

Et puisque nous parlons de logiciel propriétaire…

En réalité, le terme « propriétaire » est erroné ; on doit parler de « logiciel privateur » en opposition à « libre ». Sa licence est dite « fermée » dans le sens où elle ne donne pas accès aux quatre libertés qui font référence aux logiciels libres.

Bref, que retenir ?

Trois phrases pour comprendre facilement ce qui vient d’être dit :

Le logiciel libre implique que l’auteur met le code source de son logiciel à la disposition des utilisateurs désireux de l’utiliser ou d’en modifier le code pour lui apporter quelques améliorations.
Les logiciels libres sont souvent gratuits mais… les logiciels gratuits ne sont pas toujours libres.
Un logiciel privateur peut être payant ou gratuit.

Des exemples :
Propriétaire payant… comme Windows (système d’exploitation)
Propriétaire gratuit… comme Avast ! Home Edition (antivirus)
Libre gratuit… comme Mozilla Firefox (navigateur web) ou Gimp (traitement d’images)
Libre payant… comme Redhat (distribution Linux orientée vers le marché commercial)

Voilà, une première approche pour s’en sortir mais la question est plus complexe et ne peut se définir par un unique article.

Un plugin pour rendre ses articles plus interactifs

Utilisation de H5P dans WordPress : #1 présentation générale

Utilisation de H5P dans WordPress : #2 Créer son premier diaporama

Utilisation de H5P dans WordPress : #3 Ajouter des activités

Utilisation de H5P dans WordPress : #4 Publier le diaporama dans un article

N’hésitez pas à signaler dans les commentaires vos chefs d’œuvre !

Merci de faire la demande par mail à Clairelle Lestage pour que l‘on vous installe ce qu’il faut dans votre blog pour pouvoir utiliser H5P ! Il faut 2 minutes pour le faire.

Intégrer des vidéos ou des sites externes dans ses articles

Dans un article, il est courant de vouloir inclure une vidéo une vidéo, une image interactive…

Le moteur WordPress n’est pas toujours adapté à la manipulation de ce type de contenus. Heureusement, Internet offre une solution : les iframes, véritables « cadres » dans l’article permettant d’afficher le contenu d’un autre site au choix dans l’espace indiqué.

Pour insérer un iframe dans son article, il suffit alors d’utiliser la balise [iframe] :

[iframe width="1280" height="850" src="//www.thinglink.com/card/920686387026460674" type="text/html" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen scrolling="no"]

Voici les différentes options utilisées pour cette balise :

  • width : largeur du cadre (en pixels par défaut)
  • height : hauteur du cadre (en pixels par défaut)
  • src : adresse du contenu à afficher dans le cadre (ici, une image cliquable)
  • type : type de contenu à inclure, laisser « text/html » dans le doute
  • frameborder : taille en pixels de la bordure à afficher (0 pour ne pas en avoir)
  • webkitallowfullscreen/mozallowfullscreen/allowfullscreen : autoriser le plein écran dans Chrome, Firefox et les autres navigateurs
  • scrolling : afficher un ascenseur si le contenu ne tient pas dans les dimensions du cadre

Remarque : certains sites proposent déjà des codes tout prêt à insérer dans une page web. La notation <iframe> n’est pas supportée directement pas WordPress, il est nécessaire de la transformer en balise (remplacer « < » et « > » par des crochets et supprimer la partie </iframe>).

Pour une vidéo Mediane, par exemple :

<iframe frameborder="0" width="1330" height="770" src="https://be1d.ac-dijon.fr/mediane/m/338/d/i" webkitAllowFullScreen="true" mozallowfullscreen="true" allowFullScreen="true"></iframe>

devient

[iframe frameborder="0" width="1330" height="770" src="https://be1d.ac-dijon.fr/mediane/m/338/d/i" webkitAllowFullScreen="true" mozallowfullscreen="true" allowFullScreen="true"]

Bonne rédaction 🙂

Guillaume Laville – Responsable des plateformes d’hébergement – DSI du rectorat de Dijon