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Attention : Invasion de Fake News !

Au lycée, beaucoup de fake news peuvent circuler, notamment en ce qui concerne les absences des professeurs. Qui n’a pas été au moins une fois ravi d’apprendre l’absence de l’un de ses professeurs ? Alors que ce dernier était bel et bien présent.



Les fake news sont des informations délibérément fausses et qui sous-entendent la notion d’erreur ; « fake » signifie « truqué », ce qui sous-entend l’intention de tromper autrui. Les fake news ne sont pas à confondre avec les hoax qui sont des informations fausses, périmées ou invérifiables, propagées par internet souvent illustrées d’images. Comme dit Pascal Freissard, sociologue : « Une information vraie ne circule pas mieux qu’une information fausse. Ce qui fait la différence, c’est son habillage ».

De nos jours, la diffusion de fausses informations devient de plus en plus simple grâce au développement de la technologie et la place que prennent les réseaux sociaux dans la vie de chacun. Beaucoup de fausses informations sont divulguées sur les célébrités, comme en 2011, le journal Le Monde avait propagé la nouvelle du décès de Jean Dujardin alors que celui-ci est toujours en vie à l’heure actuelle! Les réseaux sociaux sont le terrain de jeu de certains politiciens. Le terme de fake news est entré dans le langage politique, certaines fake news sont même utilisées dans le cadre de certaines campagnes électorales.

Lors de notre enquête, nous avons découvert que les fake news ne sont pas un fait nouveau, elles existent depuis le début du XX° siècle. En 1938, Orson Welles expose un faux bulletin d’information à l’antenne du CBS. Ce bulletin basé sur le roman La guerre des mondes, alertait les auditeurs de l’arrivée de martiens sur Terre, ce qui a causé une panique générale au sein des Etats-Unis.

Les fake news sont devenues tellement importantes aujourd’hui qu’il existe des métiers autour de celles-ci, comme le fact checking autrement dit journalisme de vérification. Les médias engagent des journalistes pour vérifier les rumeurs et les informations qui circulent sur internet pour pouvoir démonter des fake news et diffuser de vraies informations. Nabil Wakim, journaliste pour Le Monde a créé un blogue qui s’inspire du fact checking.

Mode d’emploi pour éviter les fake news. Il faut se fier en priorité aux médias reconnus et privilégier les médias réputés fiables. De plus méfiez-vous des informations qui proviennent des médias inconnus, elles ont plus de chance d’être fausses, ils peuvent utiliser des images sorties de leur contexte. En outre, prenez garde à croiser les sources : faites votre petite enquête pour vérifier la fiabilité de l’information. Lorsque vous recevez une information sur un enlèvement, une menace d’attentat ou une alerte sanitaire, ne laissez pas les émotions vous envahir et vérifiez que l’information est vraie. D’autre part, prenez gare à la désinformation : les informations déformées ou réorientées à des fins idéologiques. Enfin gardez un peu d’humour et prenez les informations ridicules à la légère, certains sites comme le Gorafi sont spécialisés dans la diffusion de fake news rédigées de manière journalistique. Ces sites parodiques sont fréquents alors attention aux sources !

Allez voir notre quizz de sensibilisation !

Écoutez notre émission de radio constituée de témoignages :

Si vous n’arrivez pas à écouter notre émission, vous pouvez lire la retranscription !

Vous pouvez aussi prendre connaissance de notre document d’accompagnement pour découvrir les coulisses de notre épreuve finale.

Des élèves saouls au collège de Varzy

Les élèves sont saouls à cause de l’alcool qui est versé dans la fontaine à eau.

On nous a  dit que le chef avait acheté de l’alcool ce dimanche là à Maximarché et qu’il en avait marre du bruit des élèves, c’est pourquoi le chef a acheté de l’alcool pour les endormir.

Et ce midi ils ont pris des carafes d’eau et ils ont bu et ils se sont endormis.

Mathéo, Lucas & Sébastien

La  vérité sur l’affaire des carafes alcoolisées

On a vu la photo sur le journal, et les élèves nous ont dit qu’en fait ils étaient juste fatigués parce qu’ils s’étaient couchés tard et qu’ils sortaient d’une séance de sport.

Il n’y avait pas d’alcool dans la carafe et si le cuisinier en avait acheté c’était pour une fête chez lui.

Il faut faire attention et toujours vérifier les on-dit avant de les croire.

Sara, Laura & Stéphane

Vous pouvez aussi prendre connaissance de notre document d’accompagnement pour découvrir les coulisses de notre épreuve finale.

Logiciel libre ou gratuit : quelles différences ?

Quelques explications pour en finir avec les amalgames

 

En réalité, le titre de cet article ne pose pas la bonne question… Mais avant d’aller plus loin dans les explications, je vous propose de répondre au vrai-faux qui suit. Comptez moins de 2 minutes pour le réaliser. Si vous obtenez 100 % de bonnes réponses, vous n’aurez pas besoin de lire le reste de l’article ;o)

Vous êtes encore là ;o) ? Comme je le disais au début de l’article, la question est mal posée. Au lieu de se demander si un logiciel est libre ou gratuit, on devrait se demander s’il est gratuit ou payant ET s’il est libre ou propriétaire.

Que faut-il savoir sur les logiciels libres ?

Quatre libertés fondamentales sont rattachées aux logiciels libres :

Pour permettre à l’utilisateur d’étudier le fonctionnement du logiciel et de le modifier, il est nécessaire d’avoir accès au code source ; c’est-à-dire « la recette de fabrication » du logiciel.  Il ne faut pas confondre dès lors les logiciels libres et les logiciels OpenSource qui autorisent l’étude du code source sans nécessairement en permettre la modification.

Le meilleur moyen de savoir dans quelle situation on se trouve c’est de consulter la licence rattachée au logiciel.

Et puisque nous parlons de licence…

Une licence décrit les droits et libertés rattachés au logiciel. La GNU-GPL est la licence la plus connue et la plus répandue dans le monde du logiciel libre. Elle introduit la notion de le copyleft (que l’on peut traduire par gauche de l’auteur) qui implique que les versions modifiées du logiciel soient aussi publiées et partagées sous licence libre. Le copyleft est donc une règle qui protège les libertés fondamentales décrites plus hautes. Lorsqu’on redistribue un programme, on ne peut pas rajouter de restriction (écriture, diffusion etc.). Avec le copyleft, un logiciel libre le reste pour toujours.

La réflexion autour des licences ne se limite pas aux logiciels. C’est le cas de certaines licences Creative Common pour des créations diverses (audio, vidéo, image, texte…). Ci-après, une infographie très détaillée :

Infographie_attribution_licences_F.Bordignon_modifiee

Dernière précision, la licence accompagne les logiciels qu’ils soient libres ou propriétaires .

Et puisque nous parlons de logiciel propriétaire…

En réalité, le terme « propriétaire » est erroné ; on doit parler de « logiciel privateur » en opposition à « libre ». Sa licence est dite « fermée » dans le sens où elle ne donne pas accès aux quatre libertés qui font référence aux logiciels libres.

Bref, que retenir ?

Trois phrases pour comprendre facilement ce qui vient d’être dit :

Le logiciel libre implique que l’auteur met le code source de son logiciel à la disposition des utilisateurs désireux de l’utiliser ou d’en modifier le code pour lui apporter quelques améliorations.
Les logiciels libres sont souvent gratuits mais… les logiciels gratuits ne sont pas toujours libres.
Un logiciel privateur peut être payant ou gratuit.

Des exemples :
Propriétaire payant… comme Windows (système d’exploitation)
Propriétaire gratuit… comme Avast ! Home Edition (antivirus)
Libre gratuit… comme Mozilla Firefox (navigateur web) ou Gimp (traitement d’images)
Libre payant… comme Redhat (distribution Linux orientée vers le marché commercial)

Voilà, une première approche pour s’en sortir mais la question est plus complexe et ne peut se définir par un unique article.