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Droit à l’oubli : de quoi parle-t-on ?

Il y a 3 ans vous avez participé à une soirée particulièrement animée où l’alcool coulait à flot. Vous avez partagé sur les réseaux sociaux un certain nombre de photos de cette fête inoubliable… « inoubliable », c’est bien le mot… à ce moment-là, cela vous semblait normal, naturel même, de partager vos photos.

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Source : www.actioninnocence.org

Aujourd’hui, vous êtes à la recherche votre premier stage et vous savez que la plupart des employeurs « googlisent » le nom des candidats pour en savoir un peu plus sur eux… et soudain, cette photo qui ne vous montre pas à votre avantage vous parait préjudiciable… certainement à juste titre !

Depuis cette belle soirée, cette fameuse photo a été reprise maintes et maintes fois et se « promène » sur la toile sans que vous puissiez en maitriser ou stopper la diffusion ! et voilà votre e-réputation menacée ! et à ce moment précis de votre vie où vous cherchez à vous faire une place dans le monde professionnel, vous aimeriez tant qu’on vous oublie…

 

Comment exercer son droit à l’oubli ?

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Ce droit ne concerne que les particuliers et n’est applicable qu’en UE (+ Islande, Norvège, Suisse et Liechtenstein).

 

N’attendez pas pour tester votre e-réputation !

Un site dédié à l’e-réputation permet de tester son e-réputation et de définir ce que les données qu’on assume toujours après leur publication. Pour faire le test, il faut être au moins sur Twitter ou Facebook. Des fiches pratiques sont également disponibles pour apprendre à gérer au mieux son identité numérique. Mais n’oublions pas qu’on ne peut pas pas tout maitriser (par exemple, les données publiées par d’autres sur nous).

https://www.nothing-to-hide.fr/

Logiciel libre ou gratuit : quelles différences ?

Quelques explications pour en finir avec les amalgames

 

En réalité, le titre de cet article ne pose pas la bonne question… Mais avant d’aller plus loin dans les explications, je vous propose de répondre au vrai-faux qui suit. Comptez moins de 2 minutes pour le réaliser. Si vous obtenez 100 % de bonnes réponses, vous n’aurez pas besoin de lire le reste de l’article ;o)

Vous êtes encore là ;o) ? Comme je le disais au début de l’article, la question est mal posée. Au lieu de se demander si un logiciel est libre ou gratuit, on devrait se demander s’il est gratuit ou payant ET s’il est libre ou propriétaire.

Que faut-il savoir sur les logiciels libres ?

Quatre libertés fondamentales sont rattachées aux logiciels libres :

Pour permettre à l’utilisateur d’étudier le fonctionnement du logiciel et de le modifier, il est nécessaire d’avoir accès au code source ; c’est-à-dire « la recette de fabrication » du logiciel.  Il ne faut pas confondre dès lors les logiciels libres et les logiciels OpenSource qui autorisent l’étude du code source sans nécessairement en permettre la modification.

Le meilleur moyen de savoir dans quelle situation on se trouve c’est de consulter la licence rattachée au logiciel.

Et puisque nous parlons de licence…

Une licence décrit les droits et libertés rattachés au logiciel. La GNU-GPL est la licence la plus connue et la plus répandue dans le monde du logiciel libre. Elle introduit la notion de le copyleft (que l’on peut traduire par gauche de l’auteur) qui implique que les versions modifiées du logiciel soient aussi publiées et partagées sous licence libre. Le copyleft est donc une règle qui protège les libertés fondamentales décrites plus hautes. Lorsqu’on redistribue un programme, on ne peut pas rajouter de restriction (écriture, diffusion etc.). Avec le copyleft, un logiciel libre le reste pour toujours.

La réflexion autour des licences ne se limite pas aux logiciels. C’est le cas de certaines licences Creative Common pour des créations diverses (audio, vidéo, image, texte…). Ci-après, une infographie très détaillée :

Infographie_attribution_licences_F.Bordignon_modifiee

Dernière précision, la licence accompagne les logiciels qu’ils soient libres ou propriétaires .

Et puisque nous parlons de logiciel propriétaire…

En réalité, le terme « propriétaire » est erroné ; on doit parler de « logiciel privateur » en opposition à « libre ». Sa licence est dite « fermée » dans le sens où elle ne donne pas accès aux quatre libertés qui font référence aux logiciels libres.

Bref, que retenir ?

Trois phrases pour comprendre facilement ce qui vient d’être dit :

Le logiciel libre implique que l’auteur met le code source de son logiciel à la disposition des utilisateurs désireux de l’utiliser ou d’en modifier le code pour lui apporter quelques améliorations.
Les logiciels libres sont souvent gratuits mais… les logiciels gratuits ne sont pas toujours libres.
Un logiciel privateur peut être payant ou gratuit.

Des exemples :
Propriétaire payant… comme Windows (système d’exploitation)
Propriétaire gratuit… comme Avast ! Home Edition (antivirus)
Libre gratuit… comme Mozilla Firefox (navigateur web) ou Gimp (traitement d’images)
Libre payant… comme Redhat (distribution Linux orientée vers le marché commercial)

Voilà, une première approche pour s’en sortir mais la question est plus complexe et ne peut se définir par un unique article.

Écrire pour le blog

Oubliez les codes d’écriture de la presse écrite, le web répond à ses propres règles.

kaboompics.com_Office Space_ Woman writing

http://kaboompics.com/one_foto/1282/office-space-woman-writing#

Savez-vous que ce sont des millions de billets qui sont postés tous les jours sur la blogosphère ? Mais tous les auteurs ne connaissent pas les règles qui régissent l’art de l’écriture bloguesque… Aujourd’hui, je vous propose quelques règles simples pour vous lancer à votre tour.

 

L’internaute n’est pas un lecteur comme les autres

kaboompics.com_iPhone 6 Plus and laptop on wooden desk

http://kaboompics.com/one_foto/1113/iphone-6-plus-and-laptop-on-wooden-desk#

Sur un support numérique, la lecture se fait plus lente car il agit comme un filtre. Il en découle un certain nombre de désagréments dont :

  • une lecture plus longue et plus difficile (à cause de la luminosité et de la surcharge d’information)
  • la nécessité de capter plus rapidement l’attention du lecteur
  • le défilement des textes de haut en bas et de gauche à droite (ce qu’on nomme le scrolling) ; ce qui provoque un problème de mémorisation de la position des informations)

Pour en savoir plus sur les différences entre la lecture sur écran et sur papier, vous pouvez consulter un dossier d’Eduscol intitulé « Lecture sur écran ».

L’internaute ne lit pas, il survole les informations en diagonale. Il est attiré par des expressions percutantes et des visuels accrocheurs. Il est impatient car volatile.

Pour toutes ces raisons, en tant que rédacteur, vous devez adapter votre style d’écriture.

 

Attirer et retenir les lecteurs

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Que ce soit le fond ou la forme, soignez tous les aspects de votre article pour en rendre la lecture plus facile. Trouvez le juste équilibre entre le fond et la forme en écrivant un article attrayant, pratique et utile.

Un article peut se découper en quatre parties : le titre, le chapeau, le corps et la conclusion.

  • Le titre doit être considéré comme un élément capital d’un article. Il doit être suffisamment clair et percutant pour susciter la curiosité. Il doit être court (entre 4 et 10 mots).
  • Le chapô est l’occasion d’accrocher encore le lecteur et doit rassembler des informations-clés dites « les 6W » (Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?).
  • Le corps de l’article doit être composé de paragraphes courts où chaque idée est développée dans un paragraphe différent. Les informations les plus importantes seront positionnées au début.
  • La conclusion peut être une synthèse des éléments les plus importants, une question ouverte, une interpellation du lecteur etc.

Privilégiez les phrases courtes avec un vocabulaire varié et des paragraphes aérés. Entre deux expressions équivalentes, choisissez toujours la plus courte (par exemple, utilisez « sauf » plutôt que « à l’exception de ».

Pensez à utiliser des repères temporels fixes pour assurer la pérennité du contenu de votre article (par exemple, « en février 2014 » plutôt que « le mois dernier »). Restez vous-même : n’essayez pas d’adopter un style qui ne vous ressemble pas !

N’oubliez pas de vous faire relire pour les fautes d’orthographe mais aussi pour la compréhension de vos contenus. Votre professionnalisme pourrait être remis en cause…

Si vous souhaitez traiter d’un sujet vaste, n’hésitez pas à écrire plusieurs billets. Quant au billet, il ne doit traiter qu’un seul sujet à la fois.

 

L’importance des illustrations

N’hésitez pas à illustrer vos propos avec des photos (dont la licence vous permet la réutilisation). Un article sera bientôt publié à ce sujet. Pensez également aux infographies ou aux vidéos, des comparaisons, des liens vers d’autres articles, etc.

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https://stocksnap.io/photo/3ZHG0XOIT6

Les images doivent être choisies avec soin et surtout, elles doivent être en lien avec le contenu. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter l’article « L’image dans le texte : simple illustration ? ».

 

Écrire pour être (mieux) lu

La mise en forme est très importante :

  • pas d’italique (sauf pour les citations et les références bibliographiques) ;
  • pas de paragraphes en majuscules (dans le langage web, cela revient à hurler) ;
  • ne pas utiliser les soulignés (dans les conventions web, le soulignement est réservé aux liens hypertextes) ;
  • privilégier l’utilisation du gras (pour localiser et mettre en valeur les idées essentielles) ou encore une autre taille de police ;
  • utiliser aussi les retraits et les listes à puces…

 

Vous écrivez mais le sait-on ?

Favorisez les interactions en ouvrant les commentaires et acceptez la critique. Répondez également aux commentaires. Cela dit, soyez vigilant aux trolls. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article « Qu’est-ce qu’un Troll ? ».

Utilisez les titres pour structurer votre article. Un article « Derrière la page, du code… » vous explique pourquoi.

Utilisez des mots-clés dans des endroits stratégiques (ex. dans le titre et les sous-titres).

Pensez au référencement pour augmenter vos visiteurs. La notion de référencement sera traitée dans un autre article.

Utilisez les médias sociaux pour diffuser le lien.

 

Les 3 erreurs à éviter

 

Ne pas structurer son article.

Ecrire à chaud.

Ne pas tenir à jour son blog.

 

Vous l’aurez compris, l’écriture pour le web ne s’improvise pas, bien au contraire : elle se prépare, s’organise, se réfléchit. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut apprendre…

PS : n’hésitez pas à réagir sur cet article pour le compléter ou le commenter.