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Écrire pour le blog

Oubliez les codes d’écriture de la presse écrite, le web répond à ses propres règles.

kaboompics.com_Office Space_ Woman writing

http://kaboompics.com/one_foto/1282/office-space-woman-writing#

Savez-vous que ce sont des millions de billets qui sont postés tous les jours sur la blogosphère ? Mais tous les auteurs ne connaissent pas les règles qui régissent l’art de l’écriture bloguesque… Aujourd’hui, je vous propose quelques règles simples pour vous lancer à votre tour.

 

L’internaute n’est pas un lecteur comme les autres

kaboompics.com_iPhone 6 Plus and laptop on wooden desk

http://kaboompics.com/one_foto/1113/iphone-6-plus-and-laptop-on-wooden-desk#

Sur un support numérique, la lecture se fait plus lente car il agit comme un filtre. Il en découle un certain nombre de désagréments dont :

  • une lecture plus longue et plus difficile (à cause de la luminosité et de la surcharge d’information)
  • la nécessité de capter plus rapidement l’attention du lecteur
  • le défilement des textes de haut en bas et de gauche à droite (ce qu’on nomme le scrolling) ; ce qui provoque un problème de mémorisation de la position des informations)

Pour en savoir plus sur les différences entre la lecture sur écran et sur papier, vous pouvez consulter un dossier d’Eduscol intitulé « Lecture sur écran ».

L’internaute ne lit pas, il survole les informations en diagonale. Il est attiré par des expressions percutantes et des visuels accrocheurs. Il est impatient car volatile.

Pour toutes ces raisons, en tant que rédacteur, vous devez adapter votre style d’écriture.

 

Attirer et retenir les lecteurs

billet_nuage

Que ce soit le fond ou la forme, soignez tous les aspects de votre article pour en rendre la lecture plus facile. Trouvez le juste équilibre entre le fond et la forme en écrivant un article attrayant, pratique et utile.

Un article peut se découper en quatre parties : le titre, le chapeau, le corps et la conclusion.

  • Le titre doit être considéré comme un élément capital d’un article. Il doit être suffisamment clair et percutant pour susciter la curiosité. Il doit être court (entre 4 et 10 mots).
  • Le chapô est l’occasion d’accrocher encore le lecteur et doit rassembler des informations-clés dites « les 6W » (Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?).
  • Le corps de l’article doit être composé de paragraphes courts où chaque idée est développée dans un paragraphe différent. Les informations les plus importantes seront positionnées au début.
  • La conclusion peut être une synthèse des éléments les plus importants, une question ouverte, une interpellation du lecteur etc.

Privilégiez les phrases courtes avec un vocabulaire varié et des paragraphes aérés. Entre deux expressions équivalentes, choisissez toujours la plus courte (par exemple, utilisez « sauf » plutôt que « à l’exception de ».

Pensez à utiliser des repères temporels fixes pour assurer la pérennité du contenu de votre article (par exemple, « en février 2014 » plutôt que « le mois dernier »). Restez vous-même : n’essayez pas d’adopter un style qui ne vous ressemble pas !

N’oubliez pas de vous faire relire pour les fautes d’orthographe mais aussi pour la compréhension de vos contenus. Votre professionnalisme pourrait être remis en cause…

Si vous souhaitez traiter d’un sujet vaste, n’hésitez pas à écrire plusieurs billets. Quant au billet, il ne doit traiter qu’un seul sujet à la fois.

 

L’importance des illustrations

N’hésitez pas à illustrer vos propos avec des photos (dont la licence vous permet la réutilisation). Un article sera bientôt publié à ce sujet. Pensez également aux infographies ou aux vidéos, des comparaisons, des liens vers d’autres articles, etc.

3ZHG0XOIT6

https://stocksnap.io/photo/3ZHG0XOIT6

Les images doivent être choisies avec soin et surtout, elles doivent être en lien avec le contenu. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter l’article « L’image dans le texte : simple illustration ? ».

 

Écrire pour être (mieux) lu

La mise en forme est très importante :

  • pas d’italique (sauf pour les citations et les références bibliographiques) ;
  • pas de paragraphes en majuscules (dans le langage web, cela revient à hurler) ;
  • ne pas utiliser les soulignés (dans les conventions web, le soulignement est réservé aux liens hypertextes) ;
  • privilégier l’utilisation du gras (pour localiser et mettre en valeur les idées essentielles) ou encore une autre taille de police ;
  • utiliser aussi les retraits et les listes à puces…

 

Vous écrivez mais le sait-on ?

Favorisez les interactions en ouvrant les commentaires et acceptez la critique. Répondez également aux commentaires. Cela dit, soyez vigilant aux trolls. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article « Qu’est-ce qu’un Troll ? ».

Utilisez les titres pour structurer votre article. Un article « Derrière la page, du code… » vous explique pourquoi.

Utilisez des mots-clés dans des endroits stratégiques (ex. dans le titre et les sous-titres).

Pensez au référencement pour augmenter vos visiteurs. La notion de référencement sera traitée dans un autre article.

Utilisez les médias sociaux pour diffuser le lien.

 

Les 3 erreurs à éviter

 

Ne pas structurer son article.

Ecrire à chaud.

Ne pas tenir à jour son blog.

 

Vous l’aurez compris, l’écriture pour le web ne s’improvise pas, bien au contraire : elle se prépare, s’organise, se réfléchit. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut apprendre…

PS : n’hésitez pas à réagir sur cet article pour le compléter ou le commenter.

Les finalistes du concours « Blogue ton école » ont rendu leur copie !

Cette année, les finalistes du concours de blog ont du produire un article autour de la question de la désinformation. Bravo à tous les enseignants et leurs élèves car les productions sont de grande qualité ! Vous voulez voir ? C’est par ici :o)

L’équipe de Françoise Lurier (Collège Le Mont Chatelet – Varzy) :
http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/blog/2018/10/01/des-eleves-saouls-au-college-de-varzy/

Les deux équipes de Claire Rafin (Collège André Lallemand – Pouilly-en-Auxois) :
http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/blog/2018/10/01/le-darkside-de-linfo-ne-vous-laisserez-vous-pas-pieger/
http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/blog/2018/10/01/les-fake-news-au-college/

L’équipe de Manuelle Desbrières (Collège Carnot – Dijon) :
http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/blog/2018/10/01/tous-les-enfants-francais-apprendront-obligatoirement-larabe/

L’équipe de Jérôme Virot (Lycée E.J. MAREY – Beaune) :
http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/blog/2018/10/01/attention-invasion-de-fake-news/

L’équipe de Sophie Vidal (Lycée Gabriel Voisin – Tournus) :
http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/blog/2018/10/01/attention-les-jeunes/

L’équipe de Cécile de Joie (Lycée Parc des Chaumes – Avallon) :
http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/blog/2018/10/01/leducation-aux-medias-pour-les-parents/

Rendez-vous le 10 octobre de 10h à 12h à l’UNA pour le palmarès et la remise des trophées. Celle-ci sera présidée par Frédéric Batlle, IA-IPR Établissements et vie scolaire de l’académie de Dijon et référent académique pour l’Éducation aux médias et à l’information.

Tous les enfants français apprendront obligatoirement l’arabe ?!!!

L’information selon laquelle le ministre de l’éducation nationale allait rendre obligatoire pour tous l’enseignement de l’arabe s’est affichée sur mon téléphone portable relayé sur Facebook et autres réseaux sociaux…

« Tous », « obligatoirement » ces mots seuls m’ont rendu méfiant.

Alors en ce jour du 10 septembre et les jours qui ont suivi j’ai épluché les informations, sur les réseaux sociaux , à la radio, à la télévision…  

« On nous prépare le début d’une arabisation », dénonçait haut et fort Nicolas Dupont-Aignan, sur France Inter. « Si c’est rendre obligatoire l’arabe dès le primaire, c’est non », s’exclamait Xavier Bertrand sur la même radio « On risque de faire entrer l’islamisme dans l’éducation nationale» affirmait gravement l’ancien ministre de l’Education Luc Ferry sur Europe 1.

Ça ne rigolait pas du tout. Tout cela commençait à me faire peur . Ces hommes politiques très sérieux qui se révoltaient dans les médias devant cette information, ça devenait sérieux !!!

A table mes parents eux-mêmes commentaient la nouvelle : « quand même obligatoire, en CP ! c’est un peu exagéré ! ».

Et sur les réseaux  sociaux !!!!! Des milliers de messages, souvent en majuscules, violents, agressifs, provocants, haineux… Des internautes accusent le ministre ! Voilà ce qu’on trouve sur Twitter « Avec Macron le Français sera une option au baccalauréats . ça en devient comique. » « Nul besoin d’enseigner l’Arabe en France , nous avons déjà émanant de la diversité Maghrébine et black , l’enseignement du « nique ta mère » en toute parfaite incivilité aux jeunes des banlieues ! ».

Un déchaînement qui a poussé Jean-Michel Blanquer, un peu énervé, à préciser ses propos : « On m’a fait dire ce que je n’ai pas dit. Je demande une certaine subtilité dans le sujet. Notre société ne peut pas fonctionner avec des emballements médiatiques comme cela ».

Des émotions, des opinions, mais pas la moindre information !!! Partout, y compris dans la bouche des hommes politiques à priori très sérieux…

Le reporter en herbe que je suis a alors décidé de se mettre en action !

Alors, vite, mon manuel de parfait journaliste !

  1. Vérifier les sources de ces informations : Qui parle ? A qui ? Dans quel média ? Est-ce un média sérieux et reconnu ?
  2. Quelle est la date de l’information ? La date de l’événement ? Ces dates correspondent-elles ?
  3. S‘agit-il d’une information neutre, objective ou d’une opinion et d’un point de vue individuel ?
  4. Vérifier la diversité des sources : trouve t-on la même information dans plusieurs médias ?
  5. Croiser la même information dans différents médias pour prendre du recul et se faire sa propre idée. De quelle façon est traitée cette information dans les autres médias ? Comparez.
  6. Cherchez les informations objectives et officielles : programme de l’éducation nationale/chiffres de l’enseignement de l’arabe en France et des autres langues etc.

« La rumeur est un mensonge qui né dans la rue et meurt dans la vérité. »

Par où commencer ?

Écouter attentivement ce qu’a dit le ministre.

« Je n’ai jamais dit que l’arabe devait être obligatoire à l’école […] Je n’ai absolument pas dit ce que Nicolas Dupont-Aignan ou certains autres veulent me faire dire. Lorsque ces personnes prétendent vouloir combattre le fondamentalisme islamique, je dis qu’au contraire, ils font leur jeu en créant des fantasmes faux », a-t-il souligné.

Selon lui, l’arabe est une langue « importante » qu’il met « sur le même plan que le chinois ou le russe qui sont des langues correspondant à des grandes aires de civilisation ». A ses yeux, une « grande sérénité » est absolument nécessaire quand on aborde ce type de sujets.

« Notre société ne peut pas fonctionner avec ces emballements médiatiques qui nous conduisent à dire n’importe quoi. Cela conduit à tromper l’opinion publique », fait valoir le ministre, qui tient à « dissocier la langue arabe de tout fondamentalisme religieux ».

Comprendre qui sont ceux qui propagent ces fausses informations et ce qu’ils cherchent

Nicolas Dupont-Aignan, est un opposant au gouvernement. Il soutient des thèses nationalistes et anti migration.

Xavier Bertrand est un membre du parti les Républicains, opposant au gouvernement.

Luc Ferry est un ancien ministre de l‘Éducation.

Il est clair qu’ils ont tous pour des raisons diverses de mettre le ministre en difficulté !!! Ce qu’ils disent n’est pas neutre…
Méfiance !

Que disent les autres médias ?

« Au-delà de l’emballement, l’enseignement de l’arabe reste ultra minoritaire à l’école ».
Le Monde
https://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/09/11/au-dela-de-l-emballement-l-enseignement-de-l-arabe-reste-ultraminoritaire-a-l-ecole_5353565_4355770.html

« En réalité, l’enseignement de l’arabe existe déjà à l’école mais il est extrêmement marginal. A l’heure actuelle, selon les chiffres du ministères, seuls 567 écoliers ont suivi l’enseignement de l’arabe en primaire, lors de l’année scolaire 2017/18, dans le cadre des cours de langues vivantes à l’école, obligatoires depuis peu du CP au CM2. 1.500 élèves se sont initiés au chinois tandis que l’immense majorité a choisi l’anglais (91,7 % des écoliers). »
Le JDD
https://www.lejdd.fr/politique/enseignement-de-larabe-a-lecole-4-choses-a-savoir-pour-comprendre-la-polemique-3753788

« Ce chapelet de réactions repose essentiellement sur des contre-vérités. Il n’a évidemment jamais été question de remplacer le français par l’arabe. Cet enseignement existe déjà, pour l’arabe, mais aussi pour le russe ou le chinois, sans parler de l’anglais, que choisissent plus de 80% des élèves en primaire, toutes origines confondues. L’arabe est enseigné en France depuis 1905. Il touche une petite minorité d’élèves, quelque 500 dans le primaire, quelques milliers dans le secondaire, au total environ 2 élèves sur 1 000. En général, les familles d’origine arabe sont surtout soucieuses de voir leurs enfants parler la langue de leur pays d’adoption et négligent dans la plupart des cas de leur faire enseigner leur langue d’origine. En un mot, nous avons affaire, non à une «arabisation de la France», mais à une francisation massive des Arabes. »        Libération
https://www.liberation.fr/politiques/2018/09/12/arabisation-et-demagogie_1678272

Que disent les chiffres et les textes officiels ?
https://www.senat.fr/questions/base/2009/qSEQ09100639S.html

Question orale n° 0639S de M. Yannick Bodin (Seine-et-Marne – SOC) publiée dans le JO Sénat du 01/10/2009 – page 2273

M. Yannick Bodin attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’enseignement de la langue arabe dans l’enseignement public.Le nombre d’élèves suivant des cours d’arabe dans l’enseignement public est en constante diminution. Alors que l’enseignement de langues « rares » ne cesse de se développer, 15 000 élèves du secondaire étudient le chinois, 12 000 le portugais, 14 000 le russe, à peine 7 300 collégiens et lycéens suivent des enseignements de langue arabe. Outre son aspect culturel pour une partie de la population, l’arabe est une langue d’avenir. Plusieurs pays européens, comme le Danemark, développent d’ailleurs son enseignement dès le collège.
Par contre, l’enseignement de l’arabe est en pleine croissance dans les mosquées, dans le cadre d’un enseignement religieux et cela, en concurrence et au détriment d’un enseignement laïque avec tous les risques de dérive communautariste.
Il lui demande donc ce que le ministère de l’éducation nationale prévoit pour développer l’enseignement de la langue arabe afin de répondre à la demande d’élèves arabophones ou non, et pour s’assurer de son encadrement par l’enseignement public laïque. »

L’arabe en France – Ministère de la Culture

www.culture.gouv.fr/content/download/93548/…/4/…/lc_15_arabe-en-france_def.pd

Les langues vivantes étrangères et régionales – Ministère de l …

www.education.gouv.fr/cid206/les-langues-vivantes-etrangeres.html

http://www.langue-arabe.fr/etablissements-scolaires-en-france-offrant-un-enseignement-de-la-langue-arabe

 

Lire, comparer, recouper, réfléchir et se faire son idée.

Pour t’aider, tu trouveras en lien des sites qui peuvent te permettre de vérifier l’information et ne pas te laisser manipuler !

Parce qu’on est pas des pigeons !!!!!

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/23/le-decodex-un-premier-premier-pas-vers-la-verification-de-masse-de-l-information_5067709_4355770.html
https://www.francetelevisions.fr/lab/tutos/comment-verifier-une-video
https://www.france24.com/fr/20150310-internet-education-video-complot-piege-reseaux-info-intox
http://observers.france24.com/fr/20151106-comment-verifier-images-reseaux-sociaux

Vous pouvez aussi prendre connaissance de notre document d’accompagnement pour découvrir les coulisses de notre épreuve finale.

Attention les jeunes !

La semaine dernière, en surfant sur Reddit, nous sommes tombés sur un article étonnant : un employé de la NASA aurait divulgué des informations top secrètes à propos de la vie sur Mars. 😢 Il y a beaucoup de preuves qui viennent confirmer ce qu’il dit : des images et un fichier audio et une vidéo. Nous ne comprenons pas comment tant de personnes puissent croire à cette théorie. Pour éviter que d’autres jeunes se fassent avoir par ce genre d’informations, nous avons préparé un mode d’emploi de décryptage de fake news. 😐

1. Pourquoi on a envie d’y croire ?

Nous, les jeunes, nous sommes facilement influençables. Nous n’avons pas encore un esprit critique clair. Les médias, aujourd’hui, tentent de nous toucher au maximum, étant plus sensible et à même de croire et diffuser ce que nous entendons. De part les réseaux sociaux ou les sites de partage de vidéos, nous nous informons et formons notre propre identité. Sur  Facebook, Instagram, ou encore YouTube, les informations sont nombreuses et il faut savoir départager le vrai du faux. Nous avons  tendance à accepter tout ce qui relève de l’absurde. Les fake news peuplent notre quotidien, mais qu’est-ce que c’est vraiment ? Ce sont des informations volontairement fausses fabriquées pour tromper le lecteur.

Dans ce cas précis, voici ce qui donne de la crédibilité à l’article : deux images semant le doute au lecteur, le son censé représenté la voix de la créature anthropoïde, et la vidéo de la NASA qui montre clairement un employé parlant avec son patron de la découverte. Un lecteur non averti pourrait s’y laisser prendre.

2. Comment démonter les fake news ?

Après réflexion, il est possible de remettre en cause l’information. Toute cette théorie ne repose que sur des piliers fragiles qu’un élément suffit à détruire. Tout d’abord, un montage, de nos jours, est à la portée de tous, les informations se falsifient aisément et deviennent des mensonges difficiles à déceler. Rien ne prouve l’authenticité de cet article, il faut retrouver l’information dans d’autres  sources, sinon celle-ci est contestable. On peut aussi tenter de se renseigner sur l’auteur.

Quand on regarde de plus près les images ou les vidéos, on se rend compte rapidement qu’elles sont falsifiées. Les images reposent sur deux procédés de falsification différentes. La première est un montage, la deuxième est véritable mais on rajoute une signification à celle-ci (la pyramide de pierre est un hasard). Le son étrange figurant sur le document audio ne prouve en rien la véridicité de la découverte, car on peut facilement le trafiquer. Même chose pour la vidéo.

3. Comment ne plus se faire avoir ?

Ne pas croire tout ce que l’on lit ou entend. Faire attention aux informations sur les réseaux sociaux et ne pas s’en contenter. Garder un esprit critique en toute occasion. On peut espérer que notre mode d’emploi et l’exemple cité plus haut vont vous permettre de démêler le vrai du faux.

Pour aller plus loin, quelques légendes célèbres à propos de Mars :

Petites histoires sur Mars

Passionné d’astronomie, nous avons voulu nous informer aussi sur ce que nous savions sur Mars. Cette planète intrigue depuis longtemps l’humanité. Sur le site de la NASA ( National Aeronautics and Space Administration ), on ne trouve que des photos, certes magnifiques, mais rien d’étonnant en soi. Quelques recherches sur Internet suffisent à découvrir  plein de théories du complot.

La planète Mars a suscité beaucoup de fantasmes. Alors qu’il s’agit d’un désert, on cherche la moindre trace d’eau ou de vie.

Ces fantasmes ont plusieurs causes. L’idée d’une vie extra terrestre est apparue peu après que Galilée ait démontré que la Terre n’était pas au centre de l’univers, on en trouve des traces chez Fontenelle, Cyrano de Bergerac ou Voltaire et Kant.

Mais l’engouement pour la vie sur Mars commence vraiment avec les observations d’un astronome italien Angelo Secchi qui a cru voir en 1858 des canaux réguliers (donc fabriqués de main d’homme) sur Mars. D’autres observations comme des larges étendues de continents qui semblent changer de forme ont alimenté l’idée qu’il y avait des saisons sur Mars avec des avancées et des reculs de la végétation.

On voit bien sur ces photos prises par M. DENIS, professeur de philosophie au Lycée Gabriel Voisin de Tournus, avec un télescope de seulement 200 mm de diamètre (mais plus précis grâce aux progrès de l’imagerie numérique qu’une grande lunette du XIXe siècle) que des zones continentales bien délimitées semblent exister ce qui n’est qu’une illusion.

Vous pouvez aussi prendre connaissance de notre document d’accompagnement pour découvrir les coulisses de notre épreuve finale.

Attention : Invasion de Fake News !

Au lycée, beaucoup de fake news peuvent circuler, notamment en ce qui concerne les absences des professeurs. Qui n’a pas été au moins une fois ravi d’apprendre l’absence de l’un de ses professeurs ? Alors que ce dernier était bel et bien présent.



Les fake news sont des informations délibérément fausses et qui sous-entendent la notion d’erreur ; « fake » signifie « truqué », ce qui sous-entend l’intention de tromper autrui. Les fake news ne sont pas à confondre avec les hoax qui sont des informations fausses, périmées ou invérifiables, propagées par internet souvent illustrées d’images. Comme dit Pascal Freissard, sociologue : « Une information vraie ne circule pas mieux qu’une information fausse. Ce qui fait la différence, c’est son habillage ».

De nos jours, la diffusion de fausses informations devient de plus en plus simple grâce au développement de la technologie et la place que prennent les réseaux sociaux dans la vie de chacun. Beaucoup de fausses informations sont divulguées sur les célébrités, comme en 2011, le journal Le Monde avait propagé la nouvelle du décès de Jean Dujardin alors que celui-ci est toujours en vie à l’heure actuelle! Les réseaux sociaux sont le terrain de jeu de certains politiciens. Le terme de fake news est entré dans le langage politique, certaines fake news sont même utilisées dans le cadre de certaines campagnes électorales.

Lors de notre enquête, nous avons découvert que les fake news ne sont pas un fait nouveau, elles existent depuis le début du XX° siècle. En 1938, Orson Welles expose un faux bulletin d’information à l’antenne du CBS. Ce bulletin basé sur le roman La guerre des mondes, alertait les auditeurs de l’arrivée de martiens sur Terre, ce qui a causé une panique générale au sein des Etats-Unis.

Les fake news sont devenues tellement importantes aujourd’hui qu’il existe des métiers autour de celles-ci, comme le fact checking autrement dit journalisme de vérification. Les médias engagent des journalistes pour vérifier les rumeurs et les informations qui circulent sur internet pour pouvoir démonter des fake news et diffuser de vraies informations. Nabil Wakim, journaliste pour Le Monde a créé un blogue qui s’inspire du fact checking.

Mode d’emploi pour éviter les fake news. Il faut se fier en priorité aux médias reconnus et privilégier les médias réputés fiables. De plus méfiez-vous des informations qui proviennent des médias inconnus, elles ont plus de chance d’être fausses, ils peuvent utiliser des images sorties de leur contexte. En outre, prenez garde à croiser les sources : faites votre petite enquête pour vérifier la fiabilité de l’information. Lorsque vous recevez une information sur un enlèvement, une menace d’attentat ou une alerte sanitaire, ne laissez pas les émotions vous envahir et vérifiez que l’information est vraie. D’autre part, prenez gare à la désinformation : les informations déformées ou réorientées à des fins idéologiques. Enfin gardez un peu d’humour et prenez les informations ridicules à la légère, certains sites comme le Gorafi sont spécialisés dans la diffusion de fake news rédigées de manière journalistique. Ces sites parodiques sont fréquents alors attention aux sources !

Allez voir notre quizz de sensibilisation !

Écoutez notre émission de radio constituée de témoignages :

Si vous n’arrivez pas à écouter notre émission, vous pouvez lire la retranscription !

Vous pouvez aussi prendre connaissance de notre document d’accompagnement pour découvrir les coulisses de notre épreuve finale.