Mais en fait, c’est quoi le concours Blogue ton école ?

La DANE de l’académie de Dijon propose depuis 3 ans le concours Blogue ton école, ton collège, ton lycée.

Ce concours a été créé initialement pour permettre aux établissements qui le souhaitent de disposer d’un espace blog  WordPress, hébergé par l’académie.

Disposer d’un média scolaire de type blog permet aux personnes engagées dans le projet de travailler l’EMI (l’éducation aux médias et à l’information), en permettant à leurs élèves de devenir auteur, et donc en travaillant les notions de droit à l’image, droit d’auteur, vie privée/publique, e-réputation…

Chaque équipe inscrite (une classe, un club, un établissement) peut travailler sur la thématique de son choix (un voyage, un projet disciplinaire, un EPI, un projet d’établissement, un événement, un sujet précis…).

Depuis cette année, nous remarquons que les productions des inscrits au concours utilisent de plus en plus l’intégration de médias numériques animés ou vidéos dans les articles, ce qui permet en plus de travailler l’EMI, d’acquérir d’autres compétences, plus techniques.

S’inscrire au concours, c’est également disposer d’un accompagnement technique et pédagogique. Des formations sont proposées dans le PAF volet numérique, et le blog d’accompagnement (dans lequel vous lisez cet article) vous propose de nombreuses pistes d’exploitations pédagogiques, des présentations d’outils que l’on peut intégrer au blog, ainsi que des témoignages des participants au concours.

Pour tout savoir sur le concours, c’est ici !

Alors à vos agendas ! Réouverture des inscriptions pour la prochaine session le 1 septembre 2018 !

Remplissons nos mentions légales… Petit exercice pratique !

Remplir ses mentions légales dans un blog, c’est une obligation.
Dans le cadre du concours « Blogue ton école, ton collège, ton lycée », Vous avez pu choisir entre différents thèmes pour l’apparence de votre blog. Certains de ces thèmes ne proposent pas, par défaut, de page « mentions légales ».

Je vous propose donc de faire ici un petit exercice pratique !
Allez dans votre blog. Cherchez une page « Mentions légales ». Si vous la trouvez… Bravo ! Il ne vous reste plus qu’à la remplir.

Si vous ne trouvez pas votre page « Mentions légales », il va falloir la créer. Pour ce faire, je vous propose ce petit tutoriel « pas à pas ».

– Dans votre tableau de bord, cliquez sur l’onglet « Pages » – « Ajouter »
– Donnez le titre « Mentions légales » à cette nouvelle page.
– Copiez-Collez le texte ci-dessous :

« En vertu de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004, voici les coordonnées de l’éditeur et du prestataire qui accueille le site: Mettre l’adresse URL du Blog

Site Internet:

Nom de l’établissement – Adresse postale

Directeur de la publication: NOM ET PRENOM – Adresse mail sous la forme nom.prenom[at]ac-dijon.fr

Responsable(s) d’édition: Nom Prénom

Hébergeur assurant le stockage direct et permanent: D.S.I. de l’académie de Dijon

Adresse de l’hébergeur:

2G rue du général Delaborde
21 000 Dijon
tel. : 03 80 44 84 00 – fax : 03 80 44 84 28

Webmestre: NOM ET PRENOM – Adresse mail sous la forme nom.prenom[at]ac-dijon.fr

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Le droit de réponse peut-être exercé auprès du directeur de la publication à l’adresse suivante : Adresse mail sous la forme nom.prenom[at]ac-dijon.fr

 

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Ensuite c’est à vous de jouer…. Merci de remplir en fonction de votre établissement tout ce qui est en rouge dans le texte 😆

 

Un bon mot… de passe !

Un mot de passe est une suite de caractères (des lettres, des chiffres, des symboles comme +, # ou §, etc.) qui protège l’accès à un service, des documents…

Dans le conte Ali Baba et les Quarante Voleurs, le voleurs doivent prononcer le célèbre mot de passe « Sésame, ouvre-toi ! » pour que s’ouvre la porte secrète de leur caverne.

Les mots de passe sont très utilisés sur Internet, où ils jouent le même rôle que les clefs qui ferment les portes des maisons pour les protéger des voleurs.

Pour accéder à ce qu’il protège (un compte de messagerie, par exemple), il faut le connaitre, tout comme il faut avoir la clé pour ouvrir sa maison.

Pour être efficace, un mot de passe doit être robuste, c’est-à-dire difficile à deviner ou à retrouver.

Voici quelques mots de passe très faciles à retrouver :

12345678 ; azerty ; password ; admin ; 123123

Voici quelques mots de passe bien plus robustes : P@ssw0rd ; e27SMhf9 ;
65,6Nt6FjFae={Q

Pour fabriquer un « bon » mot de passe, il faut respecter quelques recommandations :

  • Il doit être secret (ne surtout pas le noter sur un morceau de papier, ce serait comme laisser la clé de la maison sur la porte).
  • Il ne doit pas avoir de lien avec vous (le nom de votre animal de compagnie par exemple) mais il doit être facile à retenir.
  • Il doit comporter au moins huit caractères.
  • Il doit comporter plusieurs types de caractères (majuscules, minuscules, chiffres, caractères spéciaux).
  • Il ne doit pas figurer dans un dictionnaire.

De plus, pour plus de sécurité, il faudrait le changer régulièrement, ne pas l’utiliser pour plusieurs services (messagerie et réseaux sociaux par exemple).

Lorsqu’un pirate informatique souhaite découvrir un mot de passe, il dispose essentiellement de deux techniques :

  • L’attaque par dictionnaire: le principe est assez simple, il s’agit d’essayer les combinaisons les plus utilisées par la majorité des utilisateurs (prénoms, noms de famille, certains mots ou expressions usuelles comme « football », « azerty », « 123456 », noms d’animaux, …)
    A l’aide d’un ordinateur,  on essaie les mots de certains dictionnaires usuels, comme les dictionnaires des prénoms, les dictionnaires de patronymes d’un pays ou d’une culture, d’un dictionnaire de noms d’animaux,. Si votre mot de passe est maman ou virginie par exemple, il suffira de quelques fractions de seconde pour le découvrir.
  • L’attaque par force brute : cette fois-ci, toujours à l’aide d’un ordinateur, on essaie toutes les suites de caractères possibles. Dans ce cas, plus le mot de passe est long et compliqué, plus il faudra de temps pour le découvrir.
    Supposons par exemple que l’on n’ait droit qu’aux voyelles pour fabriquer un mot de passe de trois caractères.

Le mot de passe a donc la structure suivante :
Chaque caractère doit être l’une des six voyelles, il y donc six possibilités pour le 1er caractère, six pour le 2e et six pour le 3e.

Cela fait donc 6 × 6 × 6  = 216  possibilités différentes.

Un être humain pourrait en relativement peu de temps essayer toutes les possibilités et donc découvrir le mot de passe.

Si par exemple, on s’autorise les majuscules et minuscules, cela nous fera 12 possibilités pour chaque caractère (six voyelles minuscules et six voyelles majuscules).
Donc en tout  12 × 12 × 12 = 1728 possibilités.

C’est déjà plus long pour un être humain mais toujours un jeu d’enfant pour un ordinateur !

En procédant de la même manière, il n’est pas très compliqué de déterminer le nombre de mots de passe de huit caractères différents que l’on peut créer avec les 26 lettres de l’alphabet et les 10 chiffres :
36 × 36 × 36 × 36 × 36 × 36 ×36 × 36 = 2 821 109 907 456 possibilités. Ça devient beaucoup plus sérieux ! Ceci-dit, un ordinateur récent ne mettrait qu’une dizaine de minutes à les essayer tous…
Comme on le voit, plus on augmente le nombre et le type de caractères possibles, plus on augmente de nombres de mots de passe différents. On peut autoriser les lettres, majuscules ou minuscules, les chiffres, les caractères spéciaux, allonger le mot de passe…
Pour se fabriquer un mot de passe assez fort et assez facile à retenir, on peut utiliser par exemple :

  • La méthode des premières lettres : la citation « qui vole un œuf vole un bœuf ! » donnera par exemple : qV19V1b!
  • La méthode phonétique : « J’ai acheté huit cd pour cent euros cet après-midi » deviendra ght8CD%E7am

Pour en savoir plus :

https://fr.vikidia.org/wiki/Mot_de_passe
https://www.ssi.gouv.fr/guide/mot-de-passe/
https://security.web.cern.ch/security/recommendations/fr/passwords.shtml
https://www.cnil.fr/fr/construire-un-mot-de-passe-sur-et-gerer-la-liste-de-ses-codes-dacces

Un petit Quizz pour vérifier vos connaissances

Texte de substitution et légendes pour améliorer l’accès à tous

Les trois singes sageshttp://fr.freepik.com/photos-libre/trois-singes_571826.htm

Saviez-vous que plus que 40% de la population est affecté par une déficience?
Saviez-vous que les personnes plus de 50 ans représentent 30% des internautes et les plus de 74 ans 16%?
Et savez-vous qu’est-ce que l’accessibilité web?

Sur Wikipédia, l’accessibilité de tous à un site web est définie comme l’accès au contenu de ce site quelques soient les handicaps :  visuels (cécité, trouble de la vision, daltonisme, achromatopsie), auditifs (surdité totale ou partielle), moteurs, cognitifs ou neurologiques, ou encore liés au vieillissement.

Des normes et recommandations

World Wide Web consortiumLes personnes ayant une déficience visuelle utilisent des « Lecteurs d’écran » pour prendre connaissance du contenu d’une page web ( exemple: http://www.nvda-fr.org/).

Afin que ces lecteurs d’écran fonctionnent bien et puissent décrire l’intégralité du contenu d’une page, il est indispensable de suivre les normes données par le W3C au travers du WCAG (Web Content Accessibility Guidelines). Pour plus d’information : https://www.w3.org/TR/WCAG20/. Ainsi, comment le contenu de l’image en haut de cet article pourrait être comprise d’une personne ayant des troubles visuels ?

La première recommandation du WCAG est de « fournir des alternatives équivalentes aux contenus visuels et auditifs (images statiques ou animées, contenus audio et vidéo) ; »

Ajouter des textes de substitution ou légendes dans ma page web

Les images constituent le premier obstacle majeur à l’accessibilité des pages Web. En y associant une description, les lecteurs d’écran pourront lire celle-ci en remplacement de l’image.

L’attribut alt

L’attribut alt est le principal vecteur des textes alternatifs pour :

  • les images img ;
  • les zones réactives des images cliquables area ;
  • les boutons de formulaire input type="image".

Ces descriptions doivent être concises et complètes. Les termes les plus importants doivent être placés au début du texte.

L’attribut longdesc et le lien D

Si la description excède 10 mots, il faut en effet envisager le recours à l’attribut longdesc des éléments img, qui crée un lien vers cette description détaillée placée dans un document annexe. Cependant, le support de cet attribut est encore très partiel. On le remplace donc fréquemment par un lien « D » (pour Description) : placé après la balise image, ce lien, avec la lettre « D » en guise de texte, mène à la page de description de l’image. C’est particulièrement utile dans le cas des images contenant des informations complexes, telles les graphiques.

Attention toutes les images ne sont pas concernées

Seules les images dites « significatives » doivent-être substituées. Il s’agit:

  • d’images ayant un sens,
  • des images porteuses d’un lien
  • ou du texte en image.

Les images transparentes ou à titre décoratif ne nécessiteront pas de légende.

Pour illustrer cet article voici une vidéo issue du site www.access-key.org réalisée par l’université de Nice Sophia Antipolis.

 

Alors, quels texte alternatif et légende pourrions-nous proposer à l’image en tête de cet article?

En cliquant sur une image insérée dans un article du blog, il est possible d’insérer ces informations et donc d’être plus accessible.

Mon mot de passe est-il sécurisé ?

« 123456 »
« azerty »
« soleil »
« iloveyou »
« password »
….
Ai-je trouvé votre mot de passe ?
Ou peut-être ne suis-je pas loin ?
Si oui, cela est très inquiétant…
Ces mots de passe sont parmi les plus répandus sur internet.

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Savez-vous que si votre mot de passe est trop commun, il faudra moins d’une seconde à un pirate informatique pour le découvrir ?

Mettre un mot de passe sur un compte en ligne, c’est souvent un casse-tête, il faut pouvoir s’en rappeler facilement, on se dit qu’il est plus simple de mettre un terme qui nous parle : une date d’anniversaire, le prénom d’un membre de la famille, … Et tant qu’à faire, on va mettre le même pour tous nos comptes !

C’est l’erreur que font la majorité des internautes qui prennent cette procédure un peu trop à la légère, les mots de passe sont les protecteurs de vos données. S’ils sont négligés, les dégâts pourraient être particulièrement ennuyeux : accès à votre messagerie ou à vos comptes de réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook. Est-ce que cela vous plairait qu’un pirate informatique s’amuse à dire n’importe quoi à vos amis sur Facebook ?

Syrian.hacker

Des sites pour tester la force du mot de passe

La majorité des services en ligne proposent maintenant un testeur de mot de passe qui vous informe de la solidité de votre mot de passe lorsque vous devez créer un compte.

Voici toutefois une liste de sites qui vous diront s’il est temps de changer le votre :

Alors comment sécuriser un mot de passe ?

Certaines « règles » permettent d’avoir un mot de passe qui dispose d’un minimum de sécurité.

  1. Ne lésinez pas sur la longueur : les mots de passe trop courts sont encore plus faciles à trouver, il est conseillé d’avoir au moins 8 caractères.
  2. Mélangez les types de caractères : il est important de les varier, vous pouvez mélanger des majuscules et des minuscules, rajouter des chiffres et aussi des caractères spéciaux tels que ? % ; / ! $
  3. Évitez au maximum les mots du dictionnaire : c’est le premier test qu’un pirate informatique réalisera, il dispose d’une immense base de données contenant tous les mots du dictionnaire et lancera donc son attaque jusqu’à ce que le mot de passe soit dévoilé.
  4. Votre mot de passe doit être unique : chaque site / service doit avoir son propre mot de passe. Si un de vos mots de passe est cassé, cela évitera d’avoir accès à tous vos autres services.

Quelques techniques pour générer un mot de passe sécurisé et surtout le retenir

C’est bien beau tout ça, mais ça rend mon mot de passe très complexe et difficile à retenir !

Voici deux techniques utilisant des moyens mnémotechniques :

Technique 1 :

La première consiste à prendre une phrase, une citation, un titre de film qui nous plaît et qu’on retient facilement.

Prenons par exemple une citation de Confucius : « Le silence est un ami qui ne trahit jamais »

On peut donc sélectionner les première lettres de chaque mot, ce qui donne « lseuaqntj »

Bien ! On a un mot de passe de 9 caractères qui n’est pas dans le dictionnaire.

… mais d’après ce qu’on a vu précédemment, on peut faire mieux, on va le complexifier en mélangeant des majuscules et des minuscules : « LseuAqntJ »

Maintenant on va transformer certaines lettres en chiffres, « un » peut être changé en « 1 », le « s » ressemble au chiffre « 5 » : « L5e1AqntJ »

Enfin pour le fun on va rajouter un caractère spécial (ou plusieurs) : « L5e1AqntJ! »

Et voilà ! « L5e1AqntJ! » est un mot de passe sécurisé qu’on pourra retrouver à partir de la citation d’origine.

Technique 2 :

Vous aimez écrire en SMS ?
Alors pourquoi ne pas générer un mot de passe en SMS ?

Sur le même principe que la technique précédente, nous allons créer un mot de passe en substituant les sonorités des mots par des chiffres ou d’autres sonorités qui s’en rapprochent.

Prenons la phrase : « J’ai eu un cours de maths ce matin, c’était trop bien ! »

Cela donnerait : « Gu1Kour2MatCeMat1,CTtrobi1! »

Pas mal non ?

Utiliser un site pour générer mon mot de passe

Vous pouvez toujours utiliser des sites spécialisés qui vous permettent de générer aléatoirement un mot de passe sécurisé, il en existe des tonnes sur internet, en voici deux exemples :

Conclusion

Voilà, vous être prêt à générer un vrai mot de passe !

Attention, un mot de passe se périme, pensez à le changer de temps en temps.

Bien sûr, la terre entière ne cherche pas à voler tous vos comptes en ligne, mais cela permettra de les sécuriser un minimum et de garder l’esprit tranquille.

Et surtout, ne le donnez à personne !